Le gouvernement a désigné Olivier Tainturier comme « coordonnateur » des projets industriels dits « Notre-Dame », dans le but d' »accélérer les investissements industriels », selon une annonce du ministère de l’Industrie faite mardi. Cette initiative fait suite au plan de réindustrialisation présenté par Emmanuel Macron en avril, lors d’une visite dans l’Allier, où il avait mis en avant 150 projets stratégiques inspirés par la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris, considérée comme un modèle de simplification et d’accélération des procédures. La Direction générale des entreprises a récemment signalé une chute des activités industrielles, avec seulement 19 ouvertures ou agrandissements d’usines prévus en 2025, contre 88 en 2024.Olivier Tainturier, un profil expérimenté Le ministre délégué à l’Industrie, Sébastien Martin, a choisi Olivier Tainturier, administrateur de l’État et juriste, pour superviser ces projets. Tainturier a précédemment occupé divers postes de sous-préfet, notamment à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), une région où Martin a exercé des mandats électoraux avant son entrée au gouvernement. Sa mission consistera à interagir avec les acteurs locaux pour faciliter la mise en œuvre des 150 chantiers. Selon le ministère, Tainturier « aura vocation à aller à la rencontre des porteurs de projets, des préfets, des services déconcentrés de l’État, des collectivités territoriales et des acteurs industriels ». Il sera chargé d’identifier les points de blocage, d’accélérer leur résolution et d’asr un suivi opérationnel adapté aux réalités locales. Tainturier travaillera sous l’autorité de Sébastien Martin, avec pour objectif de transformer rapidement les décisions en réalisations concrètes. Ces 150 projets appliqueront la « méthode Notre-Dame », visant à reproduire la logique de chantier coordonné qui a permis la reconstruction rapide de la cathédrale, avec des jalons fixes, un suivi individuel des sites et une levée des obstacles sur le terrain. Source : Ministère de l’Industrie.