C’est une page de l’histoire de la mode française qui se tourne avec émotion. Après plus de cinquante ans d’existence, l’enseigne de chauss Minelli cessera toute activité à la fin du mois, laissant derrière elle des décennies de souvenirs de shopping et un secteur du prêt-à-porter en plein bouleversement.
<h2 class="wp-block-heading">L’aventure s’arrête après un demi-siècle de savoir-faire</h2> <p>L’annonce est tombée ce mercredi 13 mai 2026, provoquant une vive émotion chez les habituées de la marque Minelli. <strong>Dans un message adressé à ses clients, l’enseigne explique, le cœur lourd, qu’elle s’apprête à tourner une page historique</strong>.</p> <p>Cette fermeture définitive fait suite à un nouveau placement en redressement judiciaire en avril dernier. <strong>Malgré une demi-douzaine d’offres de reprise, le tribunal des activités économiques de Paris n’a pas pu sauver l’ensemble du réseau</strong>, scellant ainsi le destin d’une marque qui employait encore récemment plusieurs centaines de personnes.</p> <h2 class="wp-block-heading">Les boutiques physiques proposent des remises importantes avant la fin</h2> <p>Pour celles et ceux qui souhaitent dire adieu à l’enseigne ou réaliser des achats de dernière minute, le rendez-vous est fixé en magasin. <strong>Les points de vente resteront ouverts jusqu’au 30 mai, offrant une remise exceptionnelle de 60 % sur l’ensemble des collections disponibles.</strong></p> <p>C’est l’occasion de trouver des modèles de qualité à prix réduit, mais il faudra se déplacer. <strong>Les commandes sur le site web sont déjà suspendues</strong>. Cette liquidation totale marque les derniers instants d’une aventure humaine portée par des équipes passionnées qui ont fait vivre la marque avec sincérité pendant plus de cinquante ans.</p> <h2 class="wp-block-heading">La fragilité du prêt-à-porter impacte nos habitudes de consommation</h2> <p>La chute de Minelli n’est malheureusement pas un cas isolé et s’inscrit dans une crise profonde du secteur. <strong>L’enseigne a enregistré des pertes de 3,7 millions d’euros lors de son dernier exercice, malgré des tentatives de sauvetage répétées</strong>. Ce séisme touche de nombreuses marques bien connues des familles, comme Okaïdi, IKKS ou Jennyfer, qui subissent de plein fouet la concurrence des sites asiatiques à très bas prix. Pour nous, consommateurs, cela signifie souvent <strong>la disparition des enseignes de milieu de gamme qui garantissaient un certain équilibre entre accessibilité et durabilité</strong>. Ce changement de paysage nous pousse progressivement à repenser nos manières de consommer, en privilégiant parfois la seconde main ou des circuits plus courts pour chausser nos enfants et nous-mêmes.</p> <h2 class="wp-block-heading">Une nouvelle manière d’envisager le vestiaire familial s’impose</h2> <p>Si voir disparaître une telle icône de nos rues commerçantes est un pincement au cœur, cela nous invite aussi à une réflexion plus globale. <strong>La fin de Minelli nous rappelle que le marché de l’habillement est en pleine mutation.</strong> En attendant de voir quelles nouvelles alternatives émergeront pour remplacer ces piliers de nos centres-villes, il nous reste quelques jours pour profiter une dernière fois du savoir-faire de l’enseigne. C’est peut-être le moment de se tourner vers des choix plus conscients et de soutenir les acteurs qui tentent de maintenir une mode humaine et engagée malgré la tempête économique actuelle.</p><hr/>Source : Minelli, communiqué de presse.
