Le spécialiste du tiers payant Almerys confirme avoir été victime d'une cyberattaque – franceinfo

Almerys confirme une cyberattaque ayant exposé des données personnelles

Le spécialiste du tiers payant Almerys a annoncé, lundi 25 mai, avoir été victime d’une cyberattaque touchant « l’ensemble des clients ». Cette attaque a entraîné « l’exposition de données personnelles » de bénéficiaires, sans que l’entreprise ne précise le nombre de personnes concernées.

Selon un communiqué, cette attaque a permis un accès non autorisé au site de délivrance des prises en charge (PEC), utilisé par divers professionnels et établissements de santé. En réponse à cette situation, Almerys a pris « des mes immédiates pour identifier et neutraliser les accès concernés », entraînant la fermeture du site PEC. Cette fermeture affecte notamment les demandes de prises en charge en optique, audiologie, dentaire et certaines prises en charge hospitalières. Les parties prenantes ont été informées sans délai.

Les données personnelles « potentiellement exposées » incluent le nom, le prénom, la date de naissance, le numéro de sécurité sociale, le nom de l’asur santé, ainsi que les dates de début et de fin de couverture. En revanche, les informations bancaires, les données de santé, les remboursements de soins, les coordonnées postales, les numéros de téléphone, les adresses e-mail et les mots de passe ne sont pas concernés par cette cyberattaque.

Malgré cette situation, Almerys a précisé que ses autres services « restent opérationnels » et que les activités de gestion, de mise à jour des bases et de paiement des prestations santé fonctionnent normalement. L’entreprise travaille également à une « phase transitoire » pour proposer des « solutions de contournement » aux professionnels et établissements touchés.

Almerys avait déjà été victime d’une cyberattaque début 2024, entraînant un vol massif de données. Suite à cet incident, l’entreprise a déposé plainte auprès du procureur de la République et notifié l’incident à la Commission nationale de l’informatique et des libertés, ainsi qu’à l’agence nationale de la sécurité des systèmes d’information. Le parquet de Paris a indiqué que sa section de lutte contre la cybercriminalité a saisi la brigade spécialisée de la préfecture de police pour enquêter sur cette affaire.

(Source : Franceinfo)

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