Son apprenti disparaît pendant 4 mois, refuse de démissionner et garde 15 000 € de matériel : ce dirigeant demande de l'aide

Disparition d’un apprenti : un dirigeant en quête de conseils

Le 27 novembre 2025, un apprenti de 22 ans a cessé de se rendre à son travail sans donner de nouvelles ni présenter sa démission. Son employeur, qui affirme qu’il détient toujours 15 000 euros de matériel informatique, se trouve dans une situation délicate. Désemparé, il a partagé son histoire sur le forum Reddit pour obtenir des conseils.

Embauché en janvier 2025 dans une petite société informatique, le jeune homme avait déjà montré des signes d’absentéisme, n’étant présent au travail que trois à cinq jours par mois, selon son patron. À partir du 27 novembre, il a totalement disparu, abandonnant même sa formation à distance. Lors de leur dernier échange, il aurait déclaré : « Je ne reviendrai pas », sans toutefois formaliser sa démission.

La situation s’est aggravée lorsque l’employeur a évoqué l’envoi d’un courrier recommandé pour convoquer l’apprenti à un entretien préalable et récupérer son matériel. Ce dernier aurait réagi en menaçant de détruire son ordinateur, un bien que le dirigeant lui avait « donné » en 2024, en signant un document en son nom propre.

Le conflit, bien que professionnel, a des implications personnelles. Le dirigeant a indiqué connaître la famille de l’apprenti depuis plusieurs années et l’avoir embauché « pour rendre service ». Il affirme avoir avancé près de 3 000 euros pour aider l’apprenti et sa famille, ce qui a conduit à une réflexion sur une possible manipulation.

Pour Antoine Grou, avocat en droit du travail, la situation est complexe. Il souligne que la présomption de démission, instaurée en 2023, n’est pas facile à établir. Une simple déclaration comme « Je ne reviendrai pas » n’est pas suffisante pour caractériser une démission. L’employeur doit envoyer une mise en demeure par courrier recommandé, demandant au salarié de justifier son absence et de reprendre son poste dans un délai d’au moins quinze jours.

Le statut d’apprenti complique encore davantage la situation. Après 45 jours de présence, un contrat ne peut être rompu que pour des motifs très spécifiques, comme la faute grave. Selon l’avocat, le dirigeant aurait dû agir plus rapidement en adressant plusieurs courriers recommandés et en informant le centre de formation.

Concernant les menaces et la restitution du matériel, tout dépendra des preuves disponibles. En ce qui concerne le document de « don », il soulève des questions sur la gestion des biens de l’entreprise et pourrait même poser des problèmes d’abus de biens sociaux.

En conclusion, la meilleure approche pour l’employeur serait de réclamer officiellement la restitution du matériel, d’envisager une plainte si nécessaire, et ensuite d’engager une procédure disciplinaire. Il est essentiel de formaliser chaque démarche avant de considérer un licenciement.

Source : Reddit.

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *