États-Unis : Deux siècles d’ascension catholique chez l’Oncle Sam
En 1776, parmi les 56 signataires de la Déclaration d’indépendance, seul un catholique, Charles Carroll, grand propriétaire et futur sénateur du Maryland, est présent. Cette situation illustre une communauté catholique marginalisée, avec un culte prohibé par les protestants dominants. À cette époque, les catholiques ne représentent que 1 % de la population des 13 colonies.
L’indépendance américaine transforme radicalement cette dynamique. Au cours des années qui suivent, la révolution permet aux catholiques d’accéder à la liberté religieuse, favorisant leur épanouissement. Selon Marie Gayte-Lebrun, chercheuse en civilisation américaine à l’université de Toulon, « minoritaires, les catholiques comprennent tôt qu’ils ne peuvent exister que dans un système libéral qui garantit le pluralisme religieux. Ils vont donc adhérer au libéralisme, ce qui va aussi favoriser leur intégration. »
Un autre aspect notable des débuts de l’Église catholique aux États-Unis est sa relative autonomie vis-à-vis du Vatican. Lorsque les liens entre le Royaume-Uni et les colonies sont rompus, les catholiques américains doivent s’organiser de manière indépendante. En 1784, une préfecture apostolique est rapidement établie, dirigée par le prêtre jésuite John Carroll.
Cette évolution historique témoigne de l’ascension progressive de la communauté catholique, qui a su s’imposer dans le paysage religieux et culturel américain.
Source : Lavie.fr
