Restructuration de la dette Casino : les deux scénarios qui s'opposent pour l'avenir du groupe

Restructuration de la dette Casino : les deux scénarios qui s’opposent pour l’avenir du groupe

Malgré plus de six mois de négociations, aucun accord n’a été trouvé entre Daniel Kretinsky, l’actionnaire majoritaire de Casino depuis 2024, et les créanciers du groupe. Au cœur des échanges, la restructuration d’une dette de 1,4 milliard d’euros, héritage de l’ère Naouri, arrive à maturité en mars 2027, mais Casino n’a pas les moyens de la rembourser.

La date butoir pour un accord, annoncée par Kretinsky, était fixée à fin juin. Cette dette, déjà réduite de 5 milliards d’euros lors de la prise de contrôle par le milliardaire tchèque, représente un défi majeur pour le distributeur stéphanois, qui ne peut honorer ses engagements financiers.

Malgré une semaine de négociations supplémentaires et plusieurs allers-retours dans les propositions, la fin des discussions a été officialisée ce lundi matin. À présent, le conseil d’administration du groupe devra se prononcer entre la proposition de restructuration de Kretinsky et celle du collectif de créanciers, le Steerco TLB. Le conseil formulera une proposition de modification du plan de sauvegarde aux administrateurs judiciaires avant une présentation au Tribunal des Activités Économiques de Paris.

Dans ce bras de fer, les propositions divergent particulièrement sur le contrôle du groupe. FRH, la holding de Daniel Kretinsky, propose d’injecter 390 millions d’euros pour renforcer la liquidité, tout en demandant un effacement d’environ la moitié de la dette et un remboursement du solde sur cinq ans, avec des intérêts renégociés à la baisse. Dans ce scénario, Kretinsky conserverait près de 67 % du capital. Il as également que le siège sera maintenu à Saint-Étienne et qu’aucun démantèlement n’est à craindre, tout en poursuivant le plan « Renouveau 2030 » dirigé par Philippe Palazzi.

La situation actuelle laisse planer une incertitude considérable sur l’avenir du groupe et sur les choix qui seront faits par le conseil d’administration face à des créanciers soucieux de récupérer leurs fonds.

Source : La Tribune

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