Moins de soufre que prévu après l’impact de Chicxulub

Moins de soufre que prévu après l’impact de Chicxulub

Un nouveau consensus scientifique émerge concernant les conséquences climatiques de l’impact de l’astéroïde Chicxulub, survenu il y a 66 millions d’années. Selon une étude menée par Katarina Rodiouchkina et son équipe de la Vrije Universiteit à Bruxelles, la quantité de soufre libérée dans l’atmosphère suite à cet événement cataclysmique est estimée à environ 70 milliards de tonnes. Ce chiffre est cinq fois inférieur aux évaluations antérieures.

Cet impact, qui a frappé la Terre dans ce qui est aujourd’hui la presqu’île du Yucatán, a conduit à l’extinction de 75 % des espèces, y compris les dinosaures non aviens. La recherche se concentre sur le phénomène de l’« hiver nucléaire », une période marquée par une diminution drastique de l’activité photosynthétique des plantes, essentielle aux écosystèmes.

Pour évaluer la contribution des composés soufrés, l’équipe de géochimistes a prélevé des échantillons rocheux dans le cratère de Chicxulub, aujourd’hui majoritairement sous l’eau. Ces nouvelles données suggèrent que l’impact aurait eu des effets climatiques moins marqués par le soufre que ne l’indiquaient les modèles précédents, bien que cela n’ait pas empêché des conséquences fatales pour de nombreuses espèces.

Cette recherche apporte une perspective renouvelée sur les événements ayant conduit à l’extinction massive de la fin du Crétacé, soulignant la complexité des interactions entre les facteurs environnementaux et biologiques.

Source : Pour la Science

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