Denis Masséglia :

Avec l’IA, un député pourrait facilement bloquer l’Assemblée

L’Assemblée nationale française est en pleine mutation numérique, avec une majorité de députés et leurs collaborateurs intégrant l’intelligence artificielle (IA) dans leur quotidien professionnel. Selon un rapport récent rédigé par les députés Denis Masséglia (Ensemble, Maine-et-Loire) et Nicolas Bonnet (EELV, Puy-de-Dôme), plus de 80 % des parlementaires utilisent des outils d’IA, s’appuyant sur plus de 400 réponses recueillies. Parmi eux, près de la moitié recourt quotidiennement à ces technologies pour des tâches variées telles que la reformulation d’e-mails, la synthèse de documents ou la recherche d’informations en ligne, notamment via des outils comme ChatGPT et Claude.

Cette adoption massive de l’IA soulève des questions sur les implications de son utilisation au sein de l’institution. Denis Masséglia, passionné de technologie et gamer, évoque ses propres expériences en utilisant un chatbot pour débattre de fiscalité, illustrant ainsi une volonté de sortir de ses biais personnels. Toutefois, il exprime également des inquiétudes quant à l’utilisation potentielle de ces outils pour bloquer le fonctionnement de l’Assemblée, un scénario qui pourrait devenir réalité si un député exploitait habilement les capacités de l’IA.

Ce rapport met en lumière les attentes, les craintes et les espoirs des députés face à l’IA, soulignant l’importance d’une réflexion éthique autour de son utilisation dans le processus législatif.

Source : L’Express.

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