L’oligopole selon Bolloré : un cas d’école de concentrations économiques au service d’un projet politique
En pleine messe du cinéma français à Cannes, le magnat Vincent Bolloré a tenu à rappeler son emprise sur le secteur culturel, incluant le septième art. Des chaînes de télévision comme Canal+ et CNews, aux maisons d’édition telles que Grasset et Fayard, en passant par les stations de radio Europe 1 et RFM, ainsi que les enseignes Relay dans les gares et les aéroports, les groupes Vivendi et Hachette, qu’il contrôle, illustrent parfaitement les concentrations économiques mises au service d’un projet politique.
Dans le domaine de l’édition et des médias, ces concentrations ne sont pas une nouveauté. Historiquement, ces secteurs ont été dominés par de grands industriels. Les coûts fixes de production élevés, liés à la conception et à la mise en production des livres, ainsi qu’à la rémunération des auteurs, renforcent cette tendance.
Les implications de cette concentration sont significatives, car elles soulèvent des questions sur la pluralité des voix et des idées dans le paysage médiatique français.
Source : Nouvel Observateur
