Festival d’Aix-en-Provence - « La Femme sans ombre » et « Accabadora » ont éclipsé Mozart

Publié le 6 juillet 2026 à 9h10 – Dernière mise à jour le 6 juillet 2026 à 9h10

Le Festival d’Aix-en-Provence s’est ouvert avec « La Flûte enchantée » de Mozart. Il se poursuit jusqu’au 21 juillet proposant de nombreux rendez-vous. Nous avons découvert les quatre productions majeures de cette 78e édition marquée par la quête de l’humanité et par les femmes.

Triste Flûte à l’Archevêché

La première production du festival, « La Flûte enchantée » de Mozart, mise en scène par Clément Cogitore et dirigée par Léonardo Garcia-Alarcon, a ouvert les festivités au théâtre de l’Archevêché. Malgré des attentes élevées, le spectacle a déçu, étant décrit comme triste et sans magie. La mise en scène, qui devait suivre le parcours de Pamina et Tamino, a souffert d’une utilisation excessive de projections vidéo. La soprano Ying Fang, en tant que Pamina, a cependant apporté une touche de lumière avec sa voix précise et colorée.

Avec « La Femme sans ombre », le Grand Théâtre de Provence chavire de bonheur

Le lendemain, au Grand Théâtre de Provence, « La Femme sans ombre » de Richard Strauss a captivé le public. Cette œuvre, mise en scène par Barrie Kosky et dirigée par Klaus Mäkelä, a été saluée comme un moment exceptionnel à l’opéra. La production a su allier onirisme et humanité, avec une orchestration puissante et des performances vocales remarquables. Les artistes tels que Michael Spyres et Vida MiknevičIüté ont contribué à faire de cette représentation une expérience inoubliable, accueillie par des applaudissements enthousiastes.

« Accabadora » : un bijou d’humanité au théâtre du Jeu de Paume

Au Théâtre du Jeu de Paume, la création mondiale de « Accabadora », un opéra de chambre de Francesco Filidei, a abordé des thèmes profonds liés à la mort et à l’amour. La mise en scène de Valentina Carrasco a été appréciée pour son équilibre émotionnel. La partition, qui fusionne modernité et tradition, a été interprétée par les musiciens de l’opéra de Lyon, offrant une performance de grande qualité.

« Requiem » à l’Archevêché, que la musique est belle

Enfin, la reprise de « Requiem » de Mozart, mise en scène par Romeo Castellucci, a été présentée comme un hommage au directeur du festival, Pierre Audi. Ce spectacle a mélangé le Requiem avec des œuvres et séquences grégoriennes, tout en abordant des thématiques contemporaines. L’orchestre et le chœur Pygmalion, dirigés par Raphaël Pichon, ont offert une interprétation musicale de grande qualité.

Cette 78e édition du Festival d’Aix-en-Provence se distingue par son engagement envers des productions qui interrogent l’humanité et célèbrent la voix des femmes.

Source : Destimed

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