CARTE. Etangs d'Apigné, plage des Barges, plages de Halguen… Où sont les sites nautiques les plus chargés en PFAS, ces polluants éternels testés par Surfrider

Titre : Pollution par les PFAS : Des plages et étangs bretons sous surveillance

Les PFAS, connus comme des polluants éternels, contaminent la majorité des 107 sites de baignade testés en France par l’ONG Surfrider Foundation Europe. En Bretagne, deux étangs et quatre plages se distinguent par des niveaux de pollution préoccupants.

Jusqu’à présent, aucune étude en France n’avait documenté la pollution des eaux de baignade par les PFAS, qui sont persistants dans l’environnement. C’est ce que l’ONG Surfrider a entrepris entre juin et juillet 2025, en réalisant des prélèvements sur 80 plages littorales et 27 plans d’eau douce. Les résultats, publiés le 3 juillet, révèlent la présence de ces polluants dans 78 % des eaux continentales et 44 % des eaux littorales.

L’analyse a également mis en évidence des traces de TFA (acide trifluoroacétique) dans 100 % des échantillons, un produit récemment classé comme toxique pour la reproduction par l’Agence européenne des produits chimiques (ECHA).

En Bretagne, 24 lieux de baignade ont été testés, dont deux étangs. Les Étangs d’Apigné à Rennes affichent un taux de 5,9 ng/l, tandis que le plan d’eau des Paturiaux à Vern-sur-Seiche présente 2,9 ng/l, tous deux non conformes. En revanche, le Lac au Duc à Ploërmel, bien qu’il contienne des PFAS, reste conforme avec 0,44 ng/l, selon la directive européenne sur l’eau.

Concernant les plages, quatre d’entre elles ne respectent pas les normes. Dans les Côtes d’Armor, la plage des Nouelles à Plérin présente 0,14 ng/l et celle du Valais à Saint-Brieuc 0,42 ng/l. Dans le Finistère, seule la plage de Sainte-Anne-du-Portzic à Brest est non conforme avec 0,16 ng/l. Le taux le plus élevé, 0,62 ng/l, a été relevé à la plage des Barges à Billiers, dans le Morbihan.

Les autres plages testées sont conformes, bien que des traces de PFAS aient été retrouvées dans toutes les eaux de baignade, soulignant l’omniprésence de ces polluants. Des plages comme Le Rieul Amont et Aval à Lancieux, ainsi que celles de Halguen à Pénestin et de Conleau à Vannes, respectent les normes.

Les lieux de baignade jugés non conformes devraient être classés en « mauvaise qualité chimique », selon Marc Valmassoni, coordinateur de la campagne Eau et santé chez Surfrider. La recherche des PFAS dans l’eau potable deviendra obligatoire à partir du 1er janvier 2026, avec un seuil maximum fixé à 100 ng/l.

L’ARS Bretagne a également signalé un dépassement de la limite réglementaire dans deux unités de distribution d’eau, affectant environ 2 000 abonnés, entraînant la suspension de leur utilisation fin mai 2025.

Source : Surfrider Foundation Europe.

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