Cette planète géante défie les astronomes : elle a survécu là où elle aurait dû être vaporisée !
En juillet 2026, les astronomes ont mis en lumière une exoplanète intrigante, WD1856 b, qui orbite autour d’une naine blanche. Située à seulement 80 années-lumière de la Terre, cette géante gazeuse possède une masse estimée entre quatre et onze fois celle de Jupiter, selon un article publié le 1er juillet dans la revue Nature.
Christopher O’Connor, astrophysicien et coauteur de l’étude, souligne que les résultats de cette recherche ont des implications significatives pour l’avenir de notre Système solaire. Dans environ cinq milliards d’années, notre Soleil mourra, et il est incertain de ce qui arrivera aux planètes qui l’entourent. La survie de WD1856 b jusqu’à cette phase finale du cycle de vie stellaire ouvre de nouvelles perspectives concernant l’existence potentielle de planètes habitables dans l’univers.
Les chercheurs ont conclu que WD1856 b a survécu à la phase de géante rouge de son étoile hôte avant qu’elle ne devienne une naine blanche. O’Connor a décrit ce système planétaire comme l’un des plus singuliers connus, avec un rayon environ huit fois plus grand que celui de la naine blanche, et une orbite extrêmement proche, réalisant une révolution complète en seulement 1,4 jour.
Des observations menées par le télescope James-Webb ont révélé que l’atmosphère de WD1856 b est trop chaude, atteignant 127 °C, pour être uniquement chauffée par la lumière de sa naine blanche. Les chercheurs suggèrent que ce chauffage pourrait être dû à des forces de marée gravitationnelles, semblables à celles qui affectent la lune volcanique Io de Jupiter.
Cette découverte soulève des questions sur la migration de WD1856 b, qui aurait pu être déplacée par des perturbations gravitationnelles d’autres étoiles dans un système triple. Les calculs indiquent que l’exoplanète a été chauffée par les forces de marée de la naine blanche entre 3 et 5,5 milliards d’années après sa naissance, ayant initialement conservé une distance sécuritaire durant la phase destructrice de géante rouge.
Cette recherche contribue à élargir notre compréhension des dynamiques planétaires et des conditions qui pourraient permettre la vie dans des systèmes stellaires évolués.
Source : Nature, Northwestern University
