Fête nationale des États-Unis : 850 000 fusées d’artifice ont fortement dégradé la qualité de l’air
6 juillet 2026 à 16h27
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Pour célébrer les 250 ans de l’indépendance des États-Unis, le 4 juillet, près de 850 000 fusées d’artifice ont été tirées à Washington, dépassant ainsi le précédent record enregistré par le livre Guinness. Cette célébration a provoqué une importante dégradation de la qualité de l’air dans plusieurs régions du pays.
Selon IQAir, une entreprise suisse spécialisée dans la qualité de l’air, des concentrations élevées de particules fines PM2.5 ont été détectées dans plusieurs zones après les feux d’artifice. Bien que cette pollution soit généralement temporaire, elle est exacerbée par le fait que les feux d’artifice sont souvent tirés après le coucher du soleil, lorsque l’atmosphère est plus stable, permettant à la fumée de s’accumuler près du sol.
Le 5 juillet, Detroit a brièvement été classée comme la grande ville la plus polluée au monde, suivie par Chicago, Minneapolis et Washington D.C. Les autorités de la capitale ont émis une alerte rouge concernant la qualité de l’air, conseillant aux résidents de limiter leurs activités en extérieur, en particulier les personnes âgées, les enfants et ceux ayant des problèmes de santé.
Le Centre national interagences de lutte contre les incendies (NIFC) a rapporté 124 nouveaux incendies déclenchés durant le weekend de célébrations, dont un sur le pont de Brooklyn à New York. Ces incidents soulèvent des questions sur la pertinence de maintenir des feux d’artifice, notamment dans le contexte des conditions météorologiques extrêmes.
En France, certaines communes envisagent déjà d’annuler ou de reporter leurs feux d’artifice du 14 juillet en raison de la sécheresse et du risque d’incendie. À l’été 2025, plusieurs villes avaient opté pour des spectacles de drones en remplacement des feux d’artifice traditionnels.
Source : IQAir
