Rima Hassan visée par un « procès politique » ? On a vérifié les arguments de ses soutiens

Rima Hassan visée par un « procès politique » : ses soutiens en défense

Rima Hassan, eurodéputée de La France Insoumise (LFI), est sur le point de comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris le 7 juillet 2026. Ses partisans affirment qu’elle est victime d’une « justice politique ». Son avocat, Vincent Brengarth, a déclaré sur X : « Je plaiderai la relaxe de Rima Hassan au nom de la liberté d’expression et contre les tentatives de criminaliser et de faire taire les voix pro-palestiniennes. »

Une tribune publiée récemment, signée par plus de deux cents personnalités, dont Annie Ernaux et Roger Waters, accuse la justice d’instrumentaliser les poursuites pour réduire au silence des voix dissidentes. Dans le cadre de cette affaire, des membres de LFI évoquent un « acharnement judiciaire » et parlent même de « police politique ».

Contexte factuel

Les accusations qui pèsent sur Rima Hassan concernent un tweet qu’elle a publié le 26 mars 2026. Dans ce message, elle a cité Kōzō Okamoto, un membre de l’Armée rouge japonaise, qui a été impliqué dans un attentat en 1972 à l’aéroport de Lod, faisant 26 morts. Le parquet de Paris lui reproche d’avoir fait l’apologie du terrorisme en relayant des propos qui glorifient la résistance à l’oppression, en lien avec cette citation.

Le tweet a depuis été supprimé, mais il a été associé à une publication jugée antisémite, ce qui a conduit à l’ouverture d’une enquête par le Pôle national de lutte contre la haine en ligne, trois jours avant que le ministre de l’Intérieur n’intervienne.

Données ou statistiques

L’article 421-2-5 du code pénal, issu de la loi du 13 novembre 2014, punit « le fait de provoquer directement à des actes de terrorisme ou de faire publiquement l’apologie de ces actes » de cinq ans d’emprisonnement, portée à sept ans et 100 000 euros d’amende lorsque les faits sont commis en ligne.

Conséquence directe

Le tribunal devra déterminer si les propos de Rima Hassan relèvent de l’apologie du terrorisme. Ses soutiens continuent de dénoncer ce qu’ils considèrent comme une atteinte à la liberté d’expression et un effort pour réprimer la solidarité avec le peuple palestinien.

Source : Conspiracy Watch.

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *