«Espaces « no kids »» et «infantisme» : la CNCDH appelle à une réévaluation de la place des enfants dans l’espace public
La Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH) a publié un avis le 6 juillet, mettant en lumière l’invisibilisation croissante des enfants dans l’espace public. Dans ce document, la CNCDH plaide pour la création de « villes à hauteur d’enfant », soulignant l’absence d’espaces réservés aux enfants et la nécessité d’intégrer davantage les jeunes dans les décisions qui les concernent.
La commission dénonce également un phénomène qu’elle qualifie d’« infantisme », où les préoccupations et les besoins des enfants sont souvent négligés ou minimisés. Cette tendance, selon la CNCDH, reflète une vision déformée de la place des jeunes dans la société, où leur voix est rarement entendue.
Dans ce contexte, la CNCDH propose des mes innovantes, telles que la possibilité de voter avant l’âge de 18 ans, afin de renforcer la participation des jeunes à la vie démocratique. Cette initiative vise à faire entendre leur voix dans les décisions qui façonnent leur avenir.
Les statistiques sur la population jeune en France montrent que près de 20 % des habitants ont moins de 18 ans, selon l’INSEE. Cette tranche d’âge représente donc une part significative de la société, soulignant l’importance de leur intégration dans l’espace public et dans les processus décisionnels.
En conclusion, l’avis de la CNCDH appelle à une réflexion profonde sur la manière dont les villes et les politiques publiques prennent en compte les besoins des enfants, afin de construire un environnement plus inclusif et respectueux de leur place dans la société.
Source : CNCDH.
