« L'ombre n'est plus un agrément, mais une condition d'habitabilité des villes »

L’ombre n’est plus un agrément, mais une condition d’habitabilité des villes

L’économiste urbaine Isabelle Baraud-Serfaty souligne que l’ombre est devenue un élément essentiel pour la vie urbaine, particulièrement face aux canicules de plus en plus fréquentes. Dans un contexte de changement climatique, la nécessité d’intégrer des espaces ombragés dans les villes se transforme en un enjeu de justice sociale. Les collectivités doivent ainsi repenser leur approche de l’aménagement urbain pour garantir des conditions de vie dignes pour tous.

Les vagues de chaleur, qui touchent de manière disproportionnée les populations vulnérables, mettent en évidence l’importance de l’ombre. Ces périodes de forte chaleur augmentent les risques pour la santé, surtout pour les personnes âgées, les jeunes enfants et ceux souffrant de maladies chroniques. Les espaces ombragés ne sont donc pas seulement des commodités, mais des nécessités pour asr le bien-être des habitants.

Selon une étude récente de l’INSEE, près de 30 % des ménages en milieu urbain vivent dans des zones à forte chaleur, ce qui souligne l’urgence d’agir. La création de parcs, d’arbres et d’autres infrastructures vertes pourrait contribuer à atténuer ces effets. De plus, ces aménagements peuvent également améliorer la qualité de l’air et favoriser la biodiversité en milieu urbain.

Face à ces défis, les collectivités sont appelées à adopter une vision nouvelle de la ville, intégrant l’ombre comme un critère fondamental dans leurs projets d’aménagement. Cela pourrait également contribuer à réduire les inégalités sociales, en offrant à tous les citoyens un accès équitable à des espaces publics sains et agréables.

Source : Isabelle Baraud-Serfaty.

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