Au cœur de l’Amazonie colombienne, Son de la Selva porte le rap dans les plaies du peuple murui
FAIT PRINCIPAL
Héctor Morales, un jeune homme de 22 ans, a fondé avec cinq autres membres de la communauté murui le groupe de rap Son de la Selva. Ce projet musical, qui se déroule à Leticia, à l’intersection de la Colombie, du Brésil et du Pérou, vise à revendiquer et à célébrer la culture murui à travers la langue autochtone.
CONTEXTE FACTUEL
Soucieux des répercussions de son projet sur sa communauté, Héctor a consulté une aînée de son village pour obtenir son avis. Elle a répondu que, tout comme les oiseaux imitent d’autres chants, il n’y a pas de raison de ne pas chanter ce qui plaît. Ce soutien a encouragé le groupe à poursuivre son initiative, qui ne semble pas en contradiction avec les traditions de leur peuple.
DONNÉES OU STATISTIQUES
Bien que le rap en langue autochtone existe depuis longtemps, Son de la Selva représente une nouvelle génération de jeunes artistes qui rappent en murui, une langue menacée. La communauté murui, établie dans cette région amazonienne, est reconnue pour sa riche tradition musicale.
CONSÉQUENCE DIRECTE
Cette initiative artistique pourrait contribuer à la préservation de la langue murui et à la sensibilisation à la culture autochtone, tout en offrant une plateforme d’expression aux jeunes de la communauté.
Source : El País
