EasyJet accepte l'offre de rachat de Castlelake à 7,3 milliards de dollars

EasyJet accepte l’offre de rachat de Castlelake à 7,3 milliards de dollars

Le 5 juillet 2026, EasyJet a annoncé avoir conclu un accord de principe pour une offre de rachat émanant du fonds d’investissement américain Castlelake, valorisant la compagnie à 5,5 milliards de livres sterling, soit environ 7,34 milliards de dollars. Cette offre, à 6,90 livres par action, représente une prime de 73 % par rapport à la valeur boursière d’EasyJet au 29 mai 2026, date à laquelle Castlelake avait initialement manifesté son intérêt. Si la transaction se finalise avant le 3 août 2026, elle entraînera le retrait d’EasyJet de la cote londonienne.

Castlelake, basé à Minneapolis et gérant 38 milliards de dollars d’actifs, se positionne sur EasyJet en raison de ses atouts stratégiques. Le fonds, spécialisé dans le leasing aéronautique avec une flotte de 375 appareils, considère EasyJet comme une plateforme industrielle mature et rentable. Cette acquisition vise à renforcer la consolidation du secteur low-cost européen, plutôt que de se contenter d’une approche opportuniste post-pandémie.

EasyJet opère actuellement 355 appareils sur 164 aéroports dans 38 pays, offrant un réseau opérationnel immédiatement exploitable. Avec 19 000 employés, la compagnie bénéficie d’une expertise difficilement réplicable. Fondée en 1995, EasyJet a su établir une structure de coûts compétitive tout en attirant un grand volume de passagers.

Un autre levier de cette acquisition réside dans les créneaux d’atterrissage d’EasyJet, notamment à Londres-Gatwick, Paris-Charles de Gaulle et Genève. Ces créneaux, très prisés, constituent une barrière à l’entrée pour de nouveaux concurrents et leur valeur marchande dépasse leur valorisation comptable.

Cependant, l’opération fait face à des défis réglementaires. La législation européenne impose qu’une compagnie aérienne opérant dans l’Union soit contrôlée à plus de 50 % par des ressortissants de l’UE. Pour contourner cette restriction, Castlelake détiendra 49 % de la structure d’acquisition, tandis que 51 % seront contrôlés par deux figures clés du secteur aéronautique, Peter Bellew et Mark Breen. Cette configuration permet à Castlelake de conserver une influence significative tout en respectant les règles de propriété européenne.

Peter Bellew, ancien directeur des opérations d’EasyJet et ex-PDG de Malaysia Airlines, et Mark Breen, PDG d’Oneiros Aerospace, apportent une expertise précieuse qui ras les régulateurs européens quant à la continuité opérationnelle et à la pérennité des emplois au sein d’EasyJet. Castlelake a affirmé son intention de soutenir la croissance future de la compagnie et de renforcer sa position sur le marché européen.

Source : The Guardian, Le Figaro, ch-aviation

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