La Ville du Bouscat met fin à son partenariat avec l’association Audio CTRL pour le Castel d’Andorte
La municipalité du Bouscat a décidé de rompre son association avec Audio CTRL, l’entité sélectionnée pour gérer la réhabilitation et l’animation culturelle du Castel d’Andorte. Cette décision, annoncée le 18 juin, intervient à la veille d’une inauguration prévue, mais annulée en raison de la canicule.
Propriété de la commune depuis 1990, le Castel d’Andorte, situé dans le parc de la Chêneraie, est longtemps resté inoccupé et se trouve dans un état de délabrement avancé. En 2024, la collectivité a lancé un projet de réhabilitation intérieure et extérieure, visant à donner au château un nouvel usage culturel. Un appel à manifestation d’intérêt (AMI) a été lancé pour définir les contours du projet, incluant une composante artistique et un point de restauration de type salon de thé.
À l’issue de l’AMI, Audio CTRL a été retenue comme seule candidate sur les deux volets du projet. Cependant, des réserves ont été émises par des élus de l’opposition, tandis que des membres de la majorité se montraient plus confiants, soulignant la présence d’une clause de résiliation dans la convention de partenariat.
La décision de la commune de se retirer a surpris les membres d’Audio CTRL, qui avaient déjà engagé des démarches pour préparer la gestion du site. Laëtitia Olha, présidente de l’association, a déclaré que la qualité du projet n’était pas remise en question, mais que la municipalité avait changé d’avis sur la gestion du site. Plusieurs bénévoles impliqués dans le projet ont également exprimé leur incompréhension face à cette volte-face.
Le projet initial prévoyait une animation culturelle riche, incluant des concerts, des lectures musicales et des événements participatifs destinés à renforcer le lien social. De plus, un salon de thé était censé accompagner ces activités, tout en étant autonome durant la journée. Audio CTRL avait également prévu des espaces de travail pour les artistes.
Le maire du Bouscat, Gwenaël Lamarque, a justifié cette décision en évoquant des problèmes de communication entre les services municipaux et l’association, soulignant qu’un projet d’une telle envergure, impliquant près de 5 millions d’euros, nécessitait une coopération fluide.
Source : Sud Ouest
