Manifestations en France pour une loi intégrale contre les violences sexuelles
Le 4 juillet, une vaste mobilisation a eu lieu dans les rues de Paris et dans 110 autres villes de France, rassemblant des milliers de manifestants autour de la question des violences sexuelles. Le slogan marquant de cette journée était : « 160 000 enfants, où êtes-vous ? 160 000 enfants, que faites-vous ? » Cette mobilisation, à la fois féministe et enfantiste, visait à exiger un engagement politique fort pour lutter contre ces violences.
Clémence Pajot, directrice générale de la Fédération nationale des CIDFF (Centres d’information sur les droits des femmes et des familles), a souligné la nécessité d’une « loi intégrale » qui regrouperait toutes les mes nécessaires à la protection des victimes. Selon elle, des moyens adéquats doivent être mis en place pour la prévention des violences, ainsi que pour le soutien judiciaire et médical des victimes.
La Fédération nationale des CIDFF fait partie d’une coalition de 180 associations, ONG et syndicats qui plaident pour cette loi. Le Premier ministre a annoncé que cette proposition serait inscrite à l’agenda parlementaire en octobre. Toutefois, des inquiétudes subsistent quant à la possibilité de conserver l’intégralité des articles de la loi proposée, comme l’a souligné Solène Podevin-Favre, présidente de l’association Face à l’inceste.
Arnaud Gallais, de Mouv’Enfants, a exprimé son impatience face à la lenteur des réponses institutionnelles : « Les solutions, nous les connaissons, maintenant il faut agir. » Il a également appelé à une nouvelle mobilisation le 7 septembre.
Au cours de cette manifestation, des personnalités telles que l’acteur Bruno Solo ont rejoint le mouvement, soulignant l’importance de l’engagement masculin dans la lutte contre les violences sexuelles. Les slogans tels que « Darmanin, démission ! » ont résonné dans les rues, témoignant d’un mécontentement croissant à l’égard des réponses gouvernementales.
Barbara Gomes, élue communiste à la mairie de Paris, a rappelé que Paris était la première ville à soutenir officiellement la loi intégrale. Elle a insisté sur la nécessité d’un rapport de force avec le gouvernement pour garantir l’adoption de cette loi.
Les députées LFI, bien qu’elles n’aient pas signé la loi transpartisane, ont exprimé leur soutien à son inscription à l’agenda parlementaire. Sarah Legrain a affirmé : « Nous voulons une réponse politique aux violences et nous voulons montrer au gouvernement notre vigilance. »
Les manifestants ont convenu d’un nouveau rendez-vous le 7 septembre, affirmant leur détermination à ne rien lâcher dans leur lutte contre les violences sexuelles.
Source : Humanité