Un Airbus déclenche par inadvertance le code réservé aux détournements : trois armées de l’air interviennent pour l’escorter
Un code 7500 émis par erreur a déclenché une mobilisation militaire dans trois pays. Un Airbus A320 d’Electra Airways, affrété par LOT Polish Airlines, reliait Varsovie à Tel-Aviv avec environ 180 passagers à bord. Ce signal, réservé aux situations de détournement, a activé les protocoles de défense aérienne en Bulgarie, en Turquie et en Israël. L’appareil a finalement atterri sans incident après plusieurs heures de tension.
Le code 7500 a déclenché une réaction en chaîne au-dessus des Balkans
La mission de police du ciel de l’OTAN a relayé l’alerte dès la réception du signal. Le 30 juin 2026, l’Airbus a pénétré l’espace aérien bulgare à 13 h 57 par la frontière nord, au-dessus du Danube. Un MiG-29 avait décollé trois minutes plus tôt de la base militaire de Graf Ignatievo pour intercepter le vol. Le pilote militaire a identifié l’appareil et l’a escorté à travers tout le territoire national.
À 14 h 14, l’A320 a franchi la frontière turque. Deux F-16 turcs ont immédiatement pris le relais pour accompagner l’Airbus. Les procédures internationales imposent cette continuité de surveillance entre zones de souveraineté. Au-dessus de la Méditerranée orientale, l’armée de l’air israélienne a envoyé deux appareils militaires vers le vol après un signalement de perte de communication.
L’équipage a demandé à se poser à Paphos, à Chypre, mais l’aéroport a refusé en raison d’un trafic trop dense. Le transporteur a alors choisi de rediriger le vol vers la Bulgarie. L’A320 s’est posé à Bourgas, base d’Electra Airways, à 17 h 15. Les autorités bulgares ont inspecté la cabine, le cockpit et les soutes sans trouver de menace.
Le code 7500 signale un détournement en cours aux contrôleurs aériens
En aviation civile, le code 7500 correspond au signal le plus grave qu’un équipage peut émettre. Il indique une interférence illicite à bord, généralement un détournement ou une prise de contrôle non autorisée. Les pilotes l’activent manuellement en cas de menace. Tout contrôleur qui détecte ce signal doit traiter la situation comme réelle jusqu’à preuve du contraire.
En Europe, le dispositif « Air Policing » de l’OTAN coordonne l’envoi d’intercepteurs dès qu’un code 7500 apparaît sur les radars. Le centre de Torrejón, en Espagne, supervise ces opérations pour le flanc sud de l’Alliance. D’après AeroTime, le signal aurait été émis deux fois pendant le vol, ce qui a intensifié le niveau d’alerte. Les fausses activations restent rares, mais chaque occurrence déclenche le même enchaînement de procédures militaires.
Panne technique ou erreur humaine, les versions se contredisent
Le ministère bulgare des Transports a évoqué une défaillance technique du système de transmission de l’Airbus A320. Selon cette version, l’appareil a émis le code 7500 de manière automatique et involontaire. Les inspecteurs n’ont relevé aucune menace à bord après l’atterrissage à Bourgas. L’incident n’a perturbé aucun autre vol sur l’aéroport.
Le porte-parole de l’aéroport Frédéric-Chopin de Varsovie a pourtant avancé une explication différente. Il a pointé une erreur de saisie du pilote dans le cockpit. LOT Polish Airlines a de son côté mentionné une situation d’urgence signalée par l’équipage, puis retirée lors des échanges ultérieurs avec le contrôle aérien. Le vol a redécollé de Bourgas à 23 heures vers Tel-Aviv, cette fois sans alerte.
Source : AeroTime, ministère bulgare des Transports
