Le traumatisme silencieux des Libanais

À la Une de la presse ce mercredi 27 mai, l’intensification des opérations de l’armée israélienne au sud du Liban suscite une inquiétude croissante parmi la population libanaise. Malgré un cessez-le-feu annoncé, des rapports indiquent une « offensive terrestre » qui étend les opérations israéliennes au-delà de la ligne jaune établie en avril.

Selon le quotidien libanais L’Orient-Le Jour, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, tente d’exercer une pression sur la communauté chiite à un moment symbolique, coïncidant avec la fête de l’Aïd al-Adha et la commémoration du retrait israélien de 2000. Ce contexte est perçu comme une opportunité pour élargir la marge de manœuvre d’Israël, notamment face à l’irritation des États-Unis envers le Hezbollah.

Le Jerusalem Post souligne que l’État hébreu lutte contre le Hezbollah depuis les années 1980, et s’interroge sur les moyens de neutraliser ce groupe. Cette incertitude contribue à un climat de désespoir parmi les Libanais, qui ressentent une forme d’épuisement mental, selon des témoignages recueillis par La Croix à Beyrouth. Les équipes médicales et humanitaires rapportent des symptômes psychosomatiques, notamment chez les enfants déplacés, qui souffrent d’énurésie, de vertiges, de troubles du sommeil et de crises de vomissements, souvent déclenchés par les survols de drones et les bombardements.

Cette situation soulève des inquiétudes quant à l’impact psychologique à long terme sur la population, en particulier pour le million de personnes déplacées dans le sud du pays.

La situation au Liban s’inscrit dans un contexte régional plus large, où les tensions entre Israël et le Hezbollah, ainsi que les relations complexes avec l’Iran, continuent de se développer.

Source : France 24

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