Des ovins kazakhs sur le marché algérien dès 2027
Le Kazakhstan ne se limite plus à alimenter les silos algériens en blé. Anuarbek Akhmetov, ambassadeur kazakh à Alger, a officiellement annoncé dans les colonnes d’Echorouk la prochaine exportation de moutons vivants vers l’Algérie, avec une échéance fixée à 2027. Ce développement s’inscrit dans une phase de diversification des relations entre Alger et Astana, qui inclut désormais l’élevage, les technologies agricoles et le tourisme.
Un socle céréalier solide pour bâtir plus grand
La solidité de ce partenariat repose sur des chiffres concrets. En 2025, les livraisons de blé kazakh vers l’Algérie ont atteint près de 350 000 tonnes, générant un flux commercial évalué à 93 millions de dollars. Ce volume positionne le Kazakhstan parmi les fournisseurs céréaliers clés pour l’Algérie. La réussite de ces échanges a permis d’établir une confiance mutuelle et une infrastructure logistique que les deux pays souhaitent désormais exploiter pour d’autres secteurs.
Des ovins kazakhs sur le marché algérien dès 2027
L’élevage ovin représente un aspect concret de cette nouvelle ambition. Astana prévoit de valoriser un cheptel national de plus de 21 millions de têtes, en visant un marché algérien en forte demande. La consommation de viande ovine en Algérie est élevée, avec des prix atteignant des niveaux qui pèsent sur les ménages, comme le montre la récente décision d’Alger d’ouvrir son marché aux moutons américains, alors que le prix de la viande ovine frôle les 3 000 dinars le kilo.
Le projet kazakh comprend également un volet industriel, avec des investissements prévus dans la filière halal, visant à développer et certifier des produits conformes aux standards religieux.
Transfert de technologies : le Kazakhstan veut moderniser l’agriculture algérienne
En plus du commerce de bétail, l’axe Alger-Astana vise à moderniser le modèle agricole algérien par le biais d’un transfert de technologies. Le Kazakhstan propose de partager son expertise en amélioration variétale, notamment en matière de semences plus résistantes aux aléas climatiques, ainsi que l’introduction de nouvelles technologies agraires.
Pour l’Algérie, qui couvre aujourd’hui environ 80 % de ses besoins alimentaires mais peine à atteindre l’autosuffisance sur certaines filières, ces apports techniques représentent un levier important pour sa souveraineté alimentaire.
Un partenariat qui s’étend bien au-delà des champs
L’ambassadeur Akhmetov a élargi la perspective en évoquant d’autres secteurs tels que les transports, la logistique, la transition numérique et le tourisme comme potentiels terrains d’investissements croisés. Il a également invité les Algériens à découvrir le Kazakhstan, qu’il décrit comme une nation moderne et ouverte sur le monde.
Cette invitation illustre la volonté d’Astana de transformer une simple relation commerciale en un partenariat global, fondé sur la confiance et le respect mutuel.
Source : Echorouk
