Réparateur de téléphone, toiletteuse : ils ont créé leur entreprise grâce à un microcrédit et sans passer par la banque

Réparateur de téléphone, toiletteuse : ils ont créé leur entreprise grâce à un microcrédit

Depuis 30 ans, l’Association pour le droit à l’initiative économique (ADIE) est implantée en Charente. Chaque année, elle accompagne environ 150 personnes en leur proposant des microcrédits allant de 300 à 1 000 euros pour les aider à développer leur projet d’entreprise.

Il y a un an, William Dupuy réparait des téléphones depuis chez lui. Aujourd’hui, il est gérant de sa propre boutique, « Répare-moi si tu peux », à Angoulême. Pour se lancer, il a contracté un microcrédit de 6 000 euros à l’ADIE, ce qui lui a permis d’aménager sa boutique et de gérer ses premiers stocks. William souligne que ce financement est plus intéressant qu’un prêt bancaire : « Ça m’a aidé dans tout ce qui est stock, achat de téléphone, de pièce, aménagement du local. C’est plus rapide et plus facile d’accès. »

Le processus pour obtenir un microcrédit est simplifié. William a expliqué son projet, a été accepté en commission, et a reçu les fonds en moins d’un mois, sans conditions préalables. Il compare cette expérience à celle des banques, qui exigent davantage de documents.

D’autres entrepreneurs, comme Lise Gourinchas, ont également bénéficié de l’ADIE. À seulement 20 ans, elle a pu ouvrir son salon de toilettage grâce à un microcrédit de 6 000 euros, qui lui a permis d’acheter le matériel nécessaire. Lise a également reçu un soutien dans ses démarches administratives, ce qui l’a aidée à structurer son projet.

L’ADIE emploie deux salariés et bénéficie de l’aide d’une dizaine de bénévoles. Basile Pichon, conseiller à l’ADIE, souligne que l’objectif est d’éviter le gâchis de talent et de permettre à chacun de créer son entreprise. L’organisme propose des mini-crédits allant jusqu’à 12 000 euros, en fonction des besoins et de la situation de chaque entrepreneur.

Face à une demande croissante, l’ADIE doit s’adapter, notamment pour répondre à un public souvent en situation de précarité. Les métiers dans la restauration, comme les food-trucks, ainsi que ceux du bâtiment, sont particulièrement représentés parmi les demandes.

Pour fonctionner, l’association emprunte aux banques, utilisant également ses fonds propres pour compléter les financements. Le taux maximal des prêts de l’ADIE est de 9,6%, mais il peut être réduit selon la durée du prêt et d’autres dispositifs régionaux.

Source : France Télévisions

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *