Assurances : quand l'IA simule des accidents – franceinfo

Fraude à l’assurance auto : l’intelligence artificielle au service des escroqueries

La fraude à l’assurance automobile prend une nouvelle dimension avec l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle (IA) pour simuler des accidents. En modifiant des photographies en quelques clics, des individus cherchent à obtenir des remboursements indus, une pratique de plus en plus surveillée par les compagnies d’assurance.

Modifier une image de véhicule avec l’IA permet de créer des faux accidents, et ces vidéos sont fréquemment partagées sur les réseaux sociaux, inspirant certains fraudeurs. Un exemple illustratif est celui d’une photo d’un pare-brise prétendument endommagé, qui s’est révélée être générée par une IA. Loïc Kueny, directeur marketing de Direct Assurance, souligne que l’impact visible sur la photo ne correspondait pas à un dommage réel.

Les tentatives d’escroquerie augmentent, avec jusqu’à 16 millions d’euros de demandes frauduleuses détectées chaque année par certaines compagnies. Kueny indique que le nombre de faux documents reçus a été multiplié par 3,5. Ces avancées technologiques, bien que perfectionnées, sont désormais accessibles au grand public.

Des tests effectués avec des logiciels d’IA ont montré qu’il était possible d’ajouter des dégâts sur des photos de véhicules. Bien que certains détails puissent être crédibles, des experts comme Joao Pedro, garagiste, peuvent souvent identifier des anomalies dans les images modifiées. Par exemple, des rayures ajoutées sur une portière peuvent sembler réelles, mais un examen minutieux peut révéler des incohérences.

Pour contrer ces fraudes, certaines compagnies d’assurance exigent désormais que les clients utilisent des applications pour déclarer leurs sinistres, garantissant que les photos soient géolocalisées et analysées en temps réel. Alexandre Meyer, président de WeProov, explique que les clients ne peuvent plus envoyer des images potentiellement manipulées.

La fraude à l’assurance peut entraîner des sanctions sévères, allant jusqu’à 5 ans de prison et 375 000 euros d’amende. En outre, les fraudeurs s’exposent au risque de ne plus pouvoir s’asr à l’avenir.

Source : Franceinfo

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