Human flight was still 7 years away in 1776. Now, we’re headed back to the moon
L’humanité a probablement rêvé de vol depuis ses débuts, fascinée par les oiseaux planant au-dessus et essayant de percer leur secret apparemment magique. Au fil des siècles, des étapes hésitantes ont été franchies, comme l’envol de cerfs-volants dans la Chine ancienne et la conception de machines volantes ambitieuses mais non réalisées durant la Renaissance. Cependant, en 1776, lorsque les États-Unis d’Amérique ont vu le jour, l’humanité était encore fermement ancrée au sol.
Les choses ont changé quelques années plus tard. En novembre 1783, un ballon à air chaud conçu par les frères Montgolfier a transporté deux hommes lors d’un vol de 25 minutes au-dessus de Paris, marquant le début de l’exploration des cieux par notre espèce. Ce n’est que 120 ans plus tard que nous avons réussi à voler avec un appareil motorisé et plus lourd que l’air, une étape franchie par les frères Wright en Caroline du Nord le 17 décembre 1903. Il est remarquable qu’il ait fallu moins de la moitié de ce temps pour passer du ciel à la frontière finale, ce que le cosmonaute Yuri Gagarin a réalisé pour la première fois le 12 avril 1961.
Huit ans plus tard, les astronautes d’Apollo 11, Neil Armstrong et Buzz Aldrin, ont marché sur la Lune, un exploit remarquable qui a marqué le point culminant de la course spatiale de la Guerre froide entre les États-Unis et l’Union soviétique. Au cours des trois années et demie suivantes, cinq autres missions Apollo ont atterri sur notre voisine terrestre, laissant derrière elles des drapeaux, des empreintes et des machines hors d’usage. Plus de cinquante ans plus tard, l’humanité se prépare à retourner sur la Lune, mais cette fois, d’une manière très différente.
La NASA prévoit de construire une base près du pôle sud lunaire au cours de la prochaine décennie, un projet ambitieux qu’elle entreprend dans le cadre de son programme Artemis. Ce projet n’est pas une fin en soi ; la NASA croit que les connaissances acquises grâce à l’établissement de cette avant-poste aideront l’humanité à faire le prochain grand bond — vers Mars.
Le programme Artemis a déjà enregistré deux missions réussies. Artemis I a lancé une capsule Orion sans équipage vers l’orbite lunaire et retour fin 2022, tandis qu’Artemis II a envoyé quatre astronautes faire le tour de la Lune en avril dernier. La prochaine étape, Artemis III, testera les procédures d’amarrage avec l’un ou les deux des atterrisseurs lunaires du programme Artemis en orbite terrestre en 2027. Si tout se passe bien, Artemis IV pourrait déposer des astronautes près du pôle sud lunaire, possiblement dès 2028.
Cette dynamique se déroule dans le contexte d’une nouvelle course spatiale, cette fois avec la Chine, qui prévoit d’envoyer des astronautes sur la Lune d’ici 2030 et de construire une base près du pôle sud lunaire, en collaboration avec la Russie et d’autres partenaires. Cela soulève des questions importantes pour les États-Unis, qui ont émergé industriellement après le vol historique des frères Wright et ont été des leaders en technologie aérospatiale et exploration depuis lors. Les années qui suivent le 250e anniversaire des États-Unis pourraient s’avérer particulièrement événementielles dans ce domaine.
Source : Space.com
