Festival d’Essaouira : Fatima Zahra Jbali, la nouvelle étoile de la musique gnaoua
Ce dimanche, la 27ᵉ édition du Festival Gnaoua s’est tenue à Essaouira, un événement créé en 1998 pour promouvoir cette tradition musicale ancestrale. Le festival se distingue par son ouverture à des fusions musicales et à la participation des femmes. Parmi les artistes émergents, Fatima Zahra Jbali se démarque comme une nouvelle étoile de la musique gnaoua.
Fatima Zahra Jbali, qui est passée d’une étudiante discrète à une artiste sur scène, révèle une transformation remarquable dès qu’elle prend son guembri pour chanter. Fille unique, elle a dû convaincre ses parents de son amour pour la musique gnaoua, une passion qui a débuté dans son enfance à Essaouira, où elle a vécu pendant 18 ans. « Mon amour pour cette musique a commencé dès l’enfance. J’ai habité ici dès ma naissance. Et depuis, j’entends cette musique, j’entends sa force », confie-t-elle.
Pour intégrer la communauté des maâlems, les grands maîtres de la musique gnaoua, Fatima a dû d’abord acquérir son premier instrument. À l’âge de 12 ans, elle a acheté son guembri chez un fabricant local, Moulay Abdallah, qui lui a prodigué des conseils essentiels pour maîtriser cet instrument.
Fatima Zahra Jbali est engagée dans un apprentissage continu de la tradition gnaoua, intégrant les mélodies, les textes et les codes culturels, notamment la signification des couleurs associées aux chansons. Elle souligne l’importance de la couleur verte, qui, dans la culture gnaoua, est synonyme de joie et d’énergie.
Malgré des moments de doute où elle a failli abandonner sa passion, Fatima incarne la volonté de se battre pour ses rêves. « Cette musique m’a permis d’avoir un équilibre dans ma vie, de voyager », déclare-t-elle, ajoutant que le soutien du public, notamment lors de ses performances, l’inspire à continuer.
Le Festival Gnaoua, en célébrant des artistes comme Fatima Zahra Jbali, met en lumière l’évolution de cette musique et son ouverture vers le monde.
Source : RFI
