Cuisine d’été sans filtre : la revanche des plats peu photogéniques
Face à la domination des plats « instagrammables », une nouvelle tendance culinaire émerge, mettant en avant des recettes moins esthétiques mais plus authentiques. La série « Moche » illustre cette opposition entre l’esthétique visuelle et le réconfort gustatif.
Depuis plusieurs années, les réseaux sociaux ont influencé notre perception de la gastronomie, favorisant des présentations soignées et colorées. Selon des études, des millions de photos de repas sont publiées chaque jour sur les plateformes sociales, avec des hashtags tels que #food, #foodstagram et #foodlover comptant des centaines de millions de publications sur Instagram. Dans ce contexte, l’apparence des plats est devenue aussi importante que leur goût.
Cependant, un nombre croissant de chefs, comme Jean Covillault, prône une cuisine plus sincère, où le plaisir gustatif prend le pas sur l’esthétique. Des plats mijotés, gratins et recettes de grand-mère, souvent peu photogéniques, retrouvent leur place sur les tables. Cette approche vise à redonner leurs lettres de noblesse aux produits déclassés et aux légumes imparfaits, faisant de l’imperfection une source de créativité.
Cette réhabilitation des plats peu flatteurs soulève une question cruciale : mange-t-on encore avec son palais ou d’abord avec son smartphone ? Pour Covillault, un plat raté n’existe pas ; ce qui importe, c’est le plaisir qu’il procure. Cette philosophie attire de plus en plus de restaurateurs et de clients, en quête de saveurs authentiques.
Tous les épisodes de « Moche » avec Yvan Hallouin sont disponibles sur france.tv.
Source : France 3
