Résultats du 2e tour des municipales : échec à Paris et Reims, réussite à Bordeaux
Les résultats du second tour des élections municipales, qui a eu lieu le dimanche 22 mars, révèlent des fortunes diverses pour les alliances de droite. Certaines listes ont choisi de fusionner, comme à Nîmes, Menton ou Paris, tandis que d’autres ont bénéficié de retraits, comme à Toulon ou Bordeaux. Des alliances entre la droite et l’extrême droite ont également été tentées, notamment à Reims.
À Paris, la fusion des listes n’a pas suffi
Rachida Dati, candidate de la droite et du centre, ne sera pas maire de Paris. Elle a été largement battue par le socialiste Emmanuel Grégoire, recueillant 41,52% des voix contre 50,52% pour son adversaire. En troisième position, la candidate LFI, Sophia Chikirou, a obtenu moins de 8% des voix. Malgré une fusion avec la liste du candidat Horizons, Pierre-Yves Bournazel, et l’espoir de capter les voix de la candidate Reconquête, Sarah Knafo, Dati n’a pas réussi à rattraper son retard.
À Bordeaux, l’alliance de la droite et du centre reprend la ville à l’écologiste Pierre Hurmic
Thomas Cazenave, ancien ministre et candidat de l’union de la droite et du centre, a remporté la mairie de Bordeaux avec 50,95% des suffrages, contre 49,05% pour Pierre Hurmic, le maire sortant écologiste. Cazenave a bénéficié du retrait de la liste centriste de Philippe Dessertine, ce qui lui a permis de faire le plein des voix à droite.
À Reims, l’alliance avec l’extrême droite ne paye pas
Arnaud Robinet, candidat Horizons, a été réélu maire de Reims avec 51,86% des suffrages, battant l’alliance entre le RN et un dissident de LR. La candidate RN, Anne-Sophie Frigout, a obtenu 25,92% des voix, tandis qu’Eric Quenard, représentant de l’union de la gauche, a recueilli 22,22%. Malgré le soutien de LR, l’alliance n’a pas réussi à mobiliser suffisamment d’électeurs.
À Toulon, la droite résiste face au RN
Josée Massi, maire sortante, a réussi à conserver son poste à Toulon avec 52,35% des voix, face à Laure Lavalette du RN qui a obtenu 47,65%. Massi a bénéficié d’un barrage républicain, avec le retrait du sénateur LR, Michel Bonnus, ce qui a permis de rassembler les voix nécessaires pour sa réélection.
À Nîmes, la gauche bat l’alliance de droite
Le communiste Vincent Bouget a remporté la mairie de Nîmes avec 40,97% des voix, battant l’alliance des candidats de droite. Julien Sanchez du RN a obtenu 37,52% et Franck Proust, candidat de la droite, 21,51%. Malgré une fusion de listes, la droite n’a pas réussi à conserver la ville.
À Menton, la division de la droite permet la victoire du RN
Alexandra Masson, députée RN, a été élue à Menton avec 49,09% des voix, profitant des divisions au sein de la droite. La liste d’union entre Sandra Paire et Louis Sarkozy a recueilli 34,69%, tandis que Florent Champion a obtenu 16,22%. La division des voix à droite a permis au RN de s’imposer.
Ces résultats illustrent les dynamiques complexes des alliances politiques en France, avec des conséquences variées selon les villes.
Source : Franceinfo
