Stop Killing Games : Un appel à la préservation des jeux vidéo en fin de vie
Les jeux vidéo en fin de vie doivent-ils réellement disparaître définitivement, laissant ainsi de côté les joueurs qui les ont achetés ? Cette question est d’une importance croissante, surtout à une époque où de nombreux jeux nécessitent une connexion à des serveurs, même pour des expériences solo. Contrairement aux titres hors ligne, qui peuvent être joués indéfiniment tant que le matériel est compatible, les jeux en ligne peuvent être « débranchés » à tout moment par les éditeurs.
The Crew : Un cas emblématique
Le débat autour de la préservation des jeux vidéo prend une dimension particulière avec la fermeture des serveurs de The Crew, une simulation de course éditée par Ubisoft, en mars 2024. Ce fut un événement marquant qui a suscité une réaction forte de la part des joueurs. En réponse, Ross Scott, un youtubeur américain et activiste de la préservation des jeux, a lancé le mouvement « Stop Killing Games » en 2024.
La mobilisation a pris de l’ampleur, et la pétition associée a atteint un million de signatures en juillet 2025, ce qui a conduit la Commission européenne à examiner la question. Cependant, la réponse de Bruxelles, publiée le 15 juin 2026, n’a pas été à la hauteur des attentes. La Commission a décidé de ne pas légiférer, mais de développer un code de conduite avec l’industrie.
Réaction et conséquences
Cette décision a été décevante pour le collectif « Stop Killing Games » et pour les nombreux joueurs ayant signé la pétition. Brendan Fourdan, l’organisateur français de l’Initiative Citoyenne Européenne « Stop Destroying Videogames », a commenté : « C’est malheureusement ce à quoi nous nous attendions de la part de la Commission européenne. »
Ce mouvement souligne l’importance de questionner la durabilité des jeux vidéo dans un environnement où les décisions des éditeurs peuvent avoir des conséquences directes sur l’expérience des joueurs.
Source : Next.ink
