Il est trop tôt pour dire que la réglementation MiCA a été bénéfique pour l’industrie crypto
Publié le 3 juillet 2026 à 10:00
Sur plus de 200 fintechs enregistrées auprès de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) en France ces trois dernières années, seulement une trentaine ont été agréées selon le règlement MiCA (Markets in Crypto-Assets). Claire Balva, présidente de l’Adan, principal lobby crypto en Europe, a partagé ses conclusions au lendemain de la date limite de mise en conformité avec cette réglementation.
La mise en place de MiCA vise à encadrer le marché des actifs numériques en Europe, mais les résultats initialement attendus semblent mitigés. Alors que l’AMF a enregistré plus de 200 sociétés Prestataires de Services sur Actifs Numériques (PSAN) depuis 2023, la majorité n’ont pas obtenu l’agrément nécessaire pour continuer leurs opérations. Cela soulève des questions quant à l’impact réel de cette réglementation sur la viabilité de l’industrie.
D’après les données disponibles, le marché a connu une réduction significative de son activité, avec de nombreuses entreprises choisissant d’arrêter leurs opérations ou de se tourner vers d’autres juridictions plus favorables. Par ailleurs, les fusions et acquisitions dans le secteur sont restées rares, et les fermetures se sont déroulées sans grande visibilité.
Ces éléments suggèrent que, bien qu’il soit encore tôt pour tirer des conclusions définitives, la réglementation MiCA n’a pas encore prouvé son efficacité pour soutenir l’innovation et la croissance dans le domaine des cryptomonnaies.
Source : Adan, Autorité des Marchés Financiers