Tensions croissantes à l’OTAN avant le sommet d’Ankara
Le président Donald Trump a intensifié sa critique envers les alliés de l’OTAN, qualifiant la relation des États-Unis avec l’alliance de « ridicule » et de « unilatérale », à quelques jours du sommet des dirigeants du bloc prévu à Ankara, en Turquie.
Sur sa plateforme Truth Social, Trump a déclaré que les alliés européens « n’étaient pas là pour nous » et que la relation de Washington avec l’OTAN « n’est pas réciproque ». Il a accompagné ses propos d’un graphique illustrant les dépenses de défense américaines par rapport à celles des autres États membres, soulignant un écart qu’il dénonce régulièrement. Ces déclarations interviennent dans un contexte où plusieurs pays européens ont restreint l’utilisation de leurs bases par les forces américaines durant la guerre contre l’Iran, ce qui suscite une frustration croissante chez le président.
Réactions européennes face aux critiques de Trump
Le sommet de l’OTAN, prévu les 7 et 8 juillet au complexe présidentiel de Beştepe, rassemblera les dirigeants des 32 États membres dans un climat de tensions transatlantiques. Le chancelier allemand Friedrich Merz a répondu aux critiques de Trump concernant le partage du fardeau, affirmant que l’Europe doit assumer une plus grande responsabilité pour sa défense, non pas pour plaire aux États-Unis, mais en réponse à la menace posée par la Russie.
L’Allemagne a annoncé son intention d’augmenter ses dépenses de défense à 3,5 % de son PIB d’ici 2029, marquant ainsi son effort de réarmement le plus ambitieux depuis la fin de la Guerre froide. Berlin a également mentionné qu’elle pourrait atteindre l’objectif de 5 % de l’Alliance « bien avant » la date limite de 2035, convenue lors du sommet de l’année précédente à La Haye. De plus, l’Allemagne a signé plus de 380 contrats d’une valeur supérieure à 33 milliards de dollars avec des entreprises américaines de défense pour des avions de chasse, des hélicoptères et des systèmes de défense aérienne.
Cette situation met en lumière les défis auxquels les dirigeants de l’OTAN devront faire face lors de leur rencontre, entre les tensions transatlantiques et la nécessité d’un soutien accru à l’Ukraine.
Source : La Tribune
