Coupe du monde 2026 : « Pour mes enfants footballeurs, j’ai dû arrêter mon activité professionnelle »
Recueilli par Xavier Renard
Publié le 4 juillet 2026 à 16h32
Lecture : 4 min
À l’occasion de la Coupe du monde 2026, le football va faire vibrer des millions de passionnés. Entraîneurs, joueurs, arbitres ou parents de joueurs : tous partagent ce lien viscéral avec le ballon rond, bien au-delà du sport. Cette semaine, Leïla Diop, 54 ans, maman de trois footballeurs professionnels : Sofiane (Nice), 26 ans, Edan (AS Monaco), 22 ans, et Noham (Rennes), 16 ans, témoigne de son parcours.
Le football a toujours été présent autour de Leïla. Elle a grandi à Romorantin (Loir-et-Cher) dans une famille de sept enfants, où son père, passionné, suivait les matchs sans avoir d’équipe préférée. Bien que Leïla ait joué au football dans son enfance, sa véritable passion était le handball, sport qu’elle a pratiqué en club jusqu’à 18 ans, atteignant même le niveau de l’équipe de France cadette.
Cependant, le tournant de sa vie est survenu lorsque ses enfants ont commencé à montrer un talent pour le football. Pour les accompagner dans leurs aspirations professionnelles, Leïla a pris la décision difficile d’arrêter son activité professionnelle. Elle a consacré son temps à les soutenir dans leur parcours, allant des entraînements aux déplacements pour les matchs.
Cette implication totale a des conséquences non négligeables. Leïla explique que le choix de quitter son emploi a été motivé par la nécessité d’être présente pour ses enfants, en particulier dans un milieu compétitif comme le football professionnel. Elle souligne l’importance de cette présence, non seulement pour le soutien logistique, mais aussi pour l’encouragement émotionnel.
En parallèle, la Coupe du monde 2026 a mis en lumière les défis auxquels sont confrontés les parents de jeunes athlètes. Selon des données de l’INSEE, le nombre de licenciés dans le football en France a augmenté de 5% au cours des cinq dernières années, témoignant de l’engouement croissant pour ce sport. Les parents, comme Leïla, jouent un rôle crucial dans cette dynamique, souvent au détriment de leur propre carrière.
Leïla Diop incarne ainsi le sacrifice et l’engagement que de nombreux parents font pour leurs enfants dans le monde du sport. Son histoire résonne avec la réalité de milliers d’autres familles, où le rêve d’un enfant de devenir footballeur professionnel nécessite des choix de vie significatifs.
Source : La Croix
