Face à la canicule, 10 % des entreprises bretonnes ne protègent pas leurs salariés
En juin, alors que la Bretagne subissait des températures extrêmes, l’inspection du travail a mené près de 116 contrôles dans diverses entreprises pour s’asr de la protection de leurs salariés. Parmi ces entreprises, 10 % ont reçu une mise en demeure en raison de manquements aux normes de sécurité au travail.
Les inspecteurs de la Dreets Bretagne ont constaté des infractions telles que l’absence de locaux adaptés aux fortes chaleurs et le manque d’eau fraîche disponible pour les employés. Les contrôles ont été effectués dans des secteurs variés, incluant le BTP, le commerce, l’industrie et l’agriculture.
Une entreprise de BTP du Morbihan a été sanctionnée par une amende de 3 000 euros pour ne pas avoir fourni d’installations sanitaires sur son chantier en période de canicule. En outre, la Dreets a adressé des courriers de rappel de la réglementation à presque toutes les entreprises contrôlées.
Des pratiques positives ont également été observées, comme la planification des travaux en toiture tôt le matin et des restrictions d’accès aux zones à risque élevé de chaleur.
D’après l’INRS, les risques pour la santé des travailleurs augmentent lorsque la température dépasse 30°C pour les activités sédentaires et 28°C pour celles nécessitant un effort physique. En réponse à ces défis, un décret de 2025 a renforcé les obligations des employeurs en matière de prévention des risques liés à la chaleur.
Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, a critiqué l’application des lois en vigueur, affirmant que « la loi n’est pas du tout appliquée ». La Dreets Bretagne a également rappelé la disponibilité d’un numéro vert, « Canicule Info Services », pour aider les employeurs et les travailleurs en période d’alerte.
Source : France 3 Régions
