Mondial de Foot 2026 : le match France-Paraguay impacté par une forte canicule aux Etats-Unis
Une personne utilise un parapluie pour se protéger du soleil pendant une vague de chaleur à Washington, aux Etats-Unis, le 1ᵉʳ juillet 2026.

Une personne utilise un parapluie pour se protéger du soleil pendant une vague de chaleur à Washington, aux Etats-Unis, le 1ᵉʳ juillet 2026. ALEX WROBLEWSKI/AFP

Samedi 4 juillet, jour de fête nationale aux Etats-Unis, l’équipe de France affrontera le Paraguay en huitièmes de finale de la Coupe du Monde de Football. À 17 heures, heure locale (23 heures à Paris), les deux nations joueront leur qualification dans le Lincoln Financial Field de Philadelphie. La température attendue est de 38 degrés, avec un ressenti de 41 degrés, selon le National Weather Service (NWS).

Jeudi 2 juillet, une alerte canicule a été émise jusqu’à samedi 20 heures. Des conditions de chaleur extrême sont attendues chaque jour, avec un indice de chaleur compris entre 40 et 46 degrés. Les températures minimales nocturnes n’apporteront aucun répit face à la chaleur, aggravant les effets de la chaleur et de l’humidité.

Après les orages qui avaient stoppé leur match contre l’Irak le 22 juin, les Bleus vont maintenant souffrir de la canicule. L’institut météorologique recommande de rester dans des pièces climatisées, d’éviter le soleil et de limiter les activités physiques intenses.

Cependant, ces recommandations sont impossibles à suivre pour l’équipe de France, qui disputera son match dans un stade à ciel ouvert. D’autres sélections, comme le Canada et le Maroc, joueront à Houston, où les enceintes sont équipées de toit et de climatisation.

Records de température

Cette canicule pourrait également perturber les célébrations du 250ᵉ anniversaire de la Déclaration d’indépendance des Etats-Unis. L’ouverture au public des festivités à Washington a été reportée de 13 à 17 heures en raison de la chaleur. Les organisateurs ont renforcé les points d’eau et les moyens médicaux déployés sur le site.

Des millions d’Américains font face à une chaleur extrême, notamment à New York et Washington. Dans la capitale, le mercure a atteint près de 39 degrés, battant un record vieux de 128 ans pour un 2 juillet. À Central Park, la température a atteint 38 degrés, ressenti 41, une première depuis juillet 2012.

Cet épisode caniculaire inquiète les autorités en raison de sa durée et de son intensité. Bien que la majorité des bâtiments aux Etats-Unis soient équipés de systèmes de climatisation, les canicules causent plus de décès que les ouragans et les inondations.

Des températures extrêmes de juillet à septembre

Chaleur extrême et humidité accablante frappent actuellement la moitié est des Etats-Unis. Selon une étude récente, ces conditions auraient été « pratiquement impossibles » sans le changement climatique. Les chercheurs ont indiqué que le climat actuel est fondamentalement différent de celui des Pères fondateurs.

Le World Weather Attribution a étudié cette vague de chaleur, qui est causée par un puissant système de pression en forme de « dôme de chaleur ». Ce phénomène, bien que courant, entraîne désormais des températures plus élevées à cause du changement climatique.

Les chercheurs ont également constaté que les fortes chaleurs et l’humidité seraient pratiquement impossibles sans réchauffement climatique, se produisant auparavant une fois tous les 5 000 ans, contre une fois tous les 200 ans actuellement.

Les experts ont aussi alerté sur un renforcement rapide d’El Niño, qui devrait atteindre une « forte intensité » entre juillet et septembre, augmentant la probabilité de phénomènes météorologiques extrêmes dans le monde.

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