Google s’attaque à un vaste réseau de proxies résidentiels lié à NetNut
Google a récemment lancé une action contre un réseau de proxies résidentiels associé à NetNut, une entreprise israélienne cotée au Nasdaq. Cette initiative vise à contrer des activités considérées comme abusives dans le domaine des réseaux de proxies.
Les proxies résidentiels permettent à des utilisateurs de partager leur bande passante, souvent à travers des applications gratuites ou des programmes de « bande passante rémunérée ». Cependant, cette pratique peut également être exploitée à des fins illégitimes, exposant les utilisateurs à des risques juridiques.
NetNut, qui appartient à Alarum Technologies, conteste le terme de botnet utilisé par Google et défend son modèle de partage de bande passante comme étant consensuel. L’entreprise affirme coopérer pleinement avec les autorités pour clarifier tout usage abusif de son infrastructure.
Le fonctionnement de NetNut repose sur un système de revendeurs, où plusieurs marques de proxies, apparemment indépendantes, utilisent en réalité le même réservoir d’adresses IP. Ainsi, fermer une enseigne ne conduit pas à une disparition des services, mais simplement à un changement de nom, ce qui conduit Google à parler de dégradation plutôt que de démantèlement.
Cette action s’inscrit dans une série de frappes menées par Google contre des réseaux de cybersécurité. En juillet 2025, l’entreprise avait déjà intenté une action en justice contre le botnet Badbox 2.0, qui avait infecté plus d’un million d’appareils Android. En janvier 2025, elle avait également saisi l’infrastructure d’IPIDEA, un courtier de trafic.
L’Europe n’est pas épargnée par ce phénomène. Fin 2024, l’office fédéral allemand de la cybersécurité avait identifié 30 000 appareils pré-infectés en Allemagne. Les dispositifs non certifiés alimentant ces réseaux restent en vente libre sur les grandes plateformes en ligne, rendant la situation préoccupante.
Pour se protéger, il est recommandé de se méfier des applications promettant une rémunération pour la bande passante inutilisée et d’éviter les dispositifs de streaming à bas prix non certifiés. Passer par des magasins d’applications officiels et utiliser du matériel de marque connue peut également aider à réduire les risques.
Source : Clubic
