Pourquoi la Chine a-t-elle envoyé des embryons humains en orbite à bord de sa station Tiangong ?
Le 11 mai 2023, la Chine a effectué un envoi inhabituel vers sa station spatiale Tiangong, transportant des embryons humains synthétiques conçus à partir de cellules souches. Ces embryons, incapables de se développer en fœtus, visent à modéliser les premières étapes du développement embryonnaire. Cette initiative représente une première dans l’histoire de l’exploration spatiale, cherchant à évaluer la viabilité biologique des projets de colonisation interplanétaire.
Contexte factuel
Cette expérience n’est pas isolée. En 2016, des chercheurs chinois avaient déjà prouvé que des embryons de souris pouvaient atteindre la phase blastocyste en microgravité, un stade crucial pour l’implantation et la croissance embryonnaire. En 2023, des chercheurs japonais ont reproduit cette expérience, révélant que seulement 24 % des embryons de souris atteignaient ce stade en microgravité, contre environ 50 % sur Terre. Ces résultats, bien que prometteurs, ne peuvent pas être directement extrapolés à l’humain en raison des différences significatives dans la physiologie reproductive des deux espèces.
Données ou statistiques
À bord de Tiangong, les embryons ont été répartis en deux groupes : l’un cultivé sur des cellules de l’endomètre pour simuler l’implantation, et l’autre sur une puce microfluidique reproduisant le microenvironnement nécessaire à la spécialisation cellulaire. Après cinq jours d’incubation, les embryons ont été congelés pour un retour sur Terre, avec des résultats qui seront comparés à ceux d’un groupe témoin resté en gravité normale.
Conséquence directe
Les résultats de cette expérience pourraient influencer de manière significative l’avenir de la reproduction humaine dans l’espace. Si les embryons ne montrent pas de viabilité en microgravité, cela remettrait en question la possibilité pour l’espèce humaine de se reproduire hors de la Terre, limitant ainsi les ambitions de colonisation interplanétaire.
Source : Presse-citron.
