En Afrique, la vente de motos électriques explose depuis la guerre en Iran
L’accès à l’essence étant limité en raison de la guerre en Iran, les ventes de scooters et motos électriques ont connu une augmentation significative sur le continent africain, enregistrant une hausse de 40 % des ventes au cours des trois derniers mois. Les concessionnaires de petites motos anticipent une multiplication par trois de leurs ventes d’ici la fin de l’année, soulignant que le conflit au Moyen-Orient a accéléré un mouvement de fond déjà amorcé.
Les financements des deux-roues électriques en Afrique sont soutenus par divers acteurs, notamment la Banque mondiale, des banques africaines et des fonds chinois. Ces derniers sont particulièrement intéressés par le marché, car les usines africaines assemblent des motos et des bornes de recharge provenant de Chine, plutôt que de les fabriquer entièrement. Les pays comme le Nigeria, l’Éthiopie et le Kenya ont déjà mis en place des usines d’assemblage de motos électriques.
La marque la plus en vue sur le continent est Spiro, qui vient d’annoncer une levée de fonds de 55 millions de dollars. Cette entreprise béninoise semble bien positionnée pour l’avenir. Selon Lionel Zinsou, ancien Premier ministre du Bénin, les motos électriques ont commencé à faire leur apparition dans les villes et villages béninois il y a une décennie, avec un succès notable pour les « zémidjans », des motos légères transportant passagers et marchandises.
De nouvelles technologies qui favorisent l’électrique
L’essor des motos électriques est également lié à des innovations technologiques, notamment l’utilisation de panneaux solaires pour recharger les batteries, ainsi que l’augmentation du nombre de bornes de recharge. Le gouvernement béninois, en collaboration avec la Banque mondiale, a mis en place un plan pour financer la transition vers la mobilité électrique, incluant des fonds pour les motos, voitures électriques et même bateaux.
Un aspect marquant de cette transition est le système de « swapping », permettant de remplacer une batterie en moins de trois secondes. Avec des ressources renouvelables comme le soleil et le vent, l’Afrique se positionne comme un acteur clé dans la mobilité électrique. Le Rwanda et l’Ouganda ont déjà pris des mes en interdisant l’exportation de deux-roues à essence, illustrant un mouvement vers une mobilité plus durable.
Source : RFI
