En Italie, la bataille autour de l’audiovisuel public s’envenime
Vendredi 3 juillet, la une des journaux italiens évoque une crise sans précédent au sein de la RAI, l’audiovisuel public italien, suite à la démission de l’ensemble des membres de la commission parlementaire de surveillance. Cet événement, qualifié de “tremblement de terre” par certains, marque une étape significative dans l’histoire de cette institution, chargée de garantir l’impartialité, l’indépendance et le pluralisme des chaînes publiques.
Le 2 juillet, les 16 députés et sénateurs de l’opposition ont annoncé leur démission en raison d’un désaccord concernant la validation d’un candidat proposé par la droite pour la présidence de la RAI. Ce blocage, qui dure depuis près de deux ans, a conduit la droite à boycotter les travaux de la commission. Dans l’après-midi du même jour, les membres de la majorité ont également démissionné, laissant la commission sans aucun membre.
Cette situation illustre les tensions croissantes entre les différentes factions politiques en Italie, notamment entre la droite et la gauche, sur des questions de gouvernance et de contrôle des médias publics.
Source : Il Post.
