Comme il y a 2 000 ans, et si le bassin des Jardins de la Fontaine redevenait un lieu de baignade à Nîmes ?

Un projet audacieux pour les Jardins de la Fontaine à Nîmes : et si la baignade redevenait une réalité ?

Dans une ville souvent calme durant les journées de canicule, l’architecte nîmois Simon Parrilla propose une idée audacieuse : réintroduire la baignade aux Jardins de la Fontaine, un lieu emblématique de Nîmes. Cette suggestion, qui pourrait sembler farfelue, suscite déjà de vives réactions.

L’inspiration de Simon Parrilla est née lors d’un footing dans le centre-ville, alors que les températures dépassaient les 35 degrés. « Avec ces chaleurs atroces, les majestueux Jardins de la Fontaine étaient déserts… Attaché à ce poumon vert de la ville qui m’a vu naître, c’est là que je me suis dit : et si l’on s’y baignait à nouveau ? », a-t-il déclaré. Il rappelle qu’il y a deux mille ans, les habitants venaient se baigner dans ces eaux, une pratique qui a disparu avec le temps.

Le 30 juin, il a partagé une image de synthèse montrant des baigneurs profitant de l’eau claire dans le bassin central des jardins, suscitant rapidement l’engouement sur les réseaux sociaux. Son post a atteint plus de 110 000 vues en un jour, générant des milliers de commentaires, allant de l’enthousiasme des Nîmois à des critiques évoquant les nombreuses contraintes techniques et réglementaires.

« Ma volonté, c’est simplement d’ouvrir le débat, et en aucun cas de faire la leçon aux décideurs », a précisé Parrilla, qui se dit désormais sollicité par divers médias. Il plaide pour que les Jardins retrouvent leur vocation d’origine : un espace de fraîcheur, de détente et de partage, en adéquation avec les enjeux climatiques actuels.

Cependant, certaines voix s’élèvent pour tempérer l’enthousiasme. Bettina Celié, ancienne cheffe de projet ville d’art et d’histoire pour Nîmes, souligne que « non, il n’y a jamais eu aux Jardins de baigneurs, ni même de termes ou de lavoir ». Elle rappelle que ce site était principalement dédié au culte impérial durant l’Antiquité.

Cette proposition, bien qu’innovante, soulève des questions sur la faisabilité d’un tel projet dans un cadre patrimonial aussi chargé.

Source : Midi Libre

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