N° 3012 - Proposition de résolution de M. Julien Odoul relative à la reconnaissance du massacre du 5 juillet 1962 à Oran

Le 5 juillet 1962, la ville d’Oran, en Algérie, a été le théâtre d’un massacre tragique à l’encontre de la population européenne, principalement des Français d’Algérie. Cet événement a eu lieu le jour même de la proclamation de l’indépendance de l’Algérie, marquant la fin de la colonisation française. (memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr)

Les circonstances précises de ce massacre demeurent controversées. Selon les témoignages, une foule en liesse, célébrant l’indépendance, a été prise de panique suite à des coups de feu, dont les auteurs n’ont jamais été identifiés. Cette panique a dégénéré en violence, ciblant les Européens présents dans la ville. De nombreux civils ont été lynchés, capturés, mutilés et exécutés sommairement. Les forces françaises, présentes en grand nombre à Oran, n’ont pas intervenu immédiatement, respectant la responsabilité du nouvel État algérien en matière de maintien de l’ordre. (memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr)

Les estimations du nombre de victimes varient considérablement. Le directeur du centre hospitalier d’Oran, Mostefa Naït, a rapporté que 95 personnes, dont 20 Européens, ont été tuées, et 161 blessées. Cependant, une étude menée par un groupe d’historiens en 2006 a suggéré que le nombre de morts pourrait atteindre 365. (en.wikipedia.org)

Plusieurs initiatives législatives ont été entreprises pour reconnaître officiellement ce massacre. En 2013, une proposition de loi a été déposée à l’Assemblée nationale française, visant à reconnaître le massacre de la population française à Oran le 5 juillet 1962. (clan-r.org) Plus récemment, en mai 2026, le député Julien Odoul a interpellé le gouvernement français sur les démarches entreprises pour obtenir la présence d’un membre du gouvernement algérien aux commémorations du 64e anniversaire de ce massacre. (questions.assemblee-nationale.fr)

Ces événements soulignent la complexité des relations franco-algériennes et la nécessité d’une reconnaissance mutuelle des souffrances vécues des deux côtés. La reconnaissance officielle de ce massacre reste un sujet de débat et de mémoire, tant en France qu’en Algérie.

(memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr)

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