Mort d’un chat sur les voies : la SNCF interpellée sur le « protocole Neko »
La SNCF a été à nouveau questionnée jeudi sur sa gestion des incidents impliquant des animaux domestiques sur les voies, suite à la mort d’un chat à la gare de Lyon à Paris. En réponse à un précédent incident tragique, la société ferroviaire avait instauré un délai maximum de 20 minutes pour immobiliser un train afin de tenter de récupérer un animal de compagnie en danger sur les voies. Cette me a été mise en place après l’écrasement médiatisé du chat Neko en gare de Paris-Montparnasse au début de l’année 2023.
Dans une communication publiée sur X, SNCF Voyageurs a expliqué qu’une vingtaine d’agents, incluant le personnel de la gare, des pompiers et des forces de l’ordre, avaient été mobilisés pendant plus de trente minutes pour retrouver le chat. Malgré ces efforts, le train a dû redémarrer à faible allure tout en continuant les recherches.
Un porte-parole de SNCF Voyageurs a souligné que descendre sur les voies était impossible pour des raisons de sécurité, ce qui complique la gestion de ces situations. Le propriétaire du chat, Olivier Benkemoun, a déposé une plainte au commissariat, jugeant le délai de 20 minutes trop court et accusant la SNCF de ne pas avoir pris toutes les mes nécessaires pour sauver son animal.
Des associations de défense des animaux, telles que 30 Millions d’Amis, appellent également à une révision de ce protocole, plaidant pour un délai plus long. La Fondation Brigitte Bardot a annoncé son intention de se porter partie civile pour soutenir la plainte pour « atteinte involontaire à la vie ou à l’intégrité d’un animal ».
Le « protocole Neko », instauré en 2025, est décrit comme une évolution, mais des critiques persistent quant à son efficacité. Les associations ont contacté le PDG de la SNCF, Jean Castex, pour proposer leur aide dans l’élaboration de procédures plus protectrices pour les animaux.
En 2023, les maîtresses de Neko avaient poursuivi la SNCF en justice pour négligence, et bien que la compagnie ait été initialement condamnée, elle a été relaxée en appel. Cet incident a suscité des réactions au sein du gouvernement, avec des déclarations de ministres exprimant leur choc face à la situation.
Source : La Provence
