Congé de naissance : ces pères prêts à s’en emparer
En avril 2026, Aubin Bernard a accueilli son premier enfant. « Une nouvelle vie » pour ce Parisien de 31 ans, directeur des affaires publiques d’une association. « Au début, je pensais me contenter du minimum et prendre un mois de congé paternité, pas plus, raconte-t-il. Mais une relation professionnelle m’a dit avoir pris quatre mois de congé en tout pour la naissance de sa fille et qu’il ne le regrettait pas du tout. J’ai eu envie de vivre aussi cette expérience. » Aubin va donc mettre son travail de côté quelque temps en cumulant son congé paternité et le congé supplémentaire de naissance, qui s’applique à partir du 1er juillet, et concerne les enfants nés ou adoptés à partir du 1er janvier dernier.
Le congé paternité en France a été étendu ces dernières années, passant de 11 à 28 jours, afin d’encourager les pères à s’impliquer davantage dans les premiers mois de la vie de leur enfant. Ce changement législatif a pour but de favoriser l’égalité des sexes au sein des foyers et de permettre aux pères de prendre une part active dans l’éducation de leurs enfants.
Selon des données récentes de l’INSEE, le nombre de pères prenant des congés paternité a considérablement augmenté, atteignant près de 80% en 2023, un chiffre en hausse par rapport aux années précédentes. Cette tendance témoigne d’un changement culturel en France, où les pères sont de plus en plus nombreux à vouloir partager les responsabilités parentales.
Cette évolution pourrait avoir des conséquences positives sur la dynamique familiale, en renforçant les liens entre les pères et leurs enfants dès les premiers jours de vie.
Source : La Croix