« Des gisements de générosité dans le Finistère » : Saint-Renan se met à L’Heure civique

Des gisements de générosité dans le Finistère : Saint-Renan se met à L’Heure civique

Saint-Renan, 2 juillet 2026 – La mairie de Saint-Renan a inauguré le dispositif L’Heure civique, permettant aux habitants de consacrer une heure de leur temps à un voisin dans le besoin. Lors de cette inauguration, environ quarante personnes se sont réunies au Centre communal d’action sociale (CCAS) pour découvrir cette initiative. Avec près de 250 communes françaises engagées, Saint-Renan rejoint les douze communes finistériennes participant à ce programme.

Cathy Coadou Morvan, 56 ans, jeune retraitée, exprime son enthousiasme : « Avec cette mise en relation entre bénéficiaire et volontaire, ce sera plus facile. J’ai travaillé dans l’administratif, je peux aider à remplir des déclarations ou accompagner des personnes pour visiter des expositions. » Atanase Périfan, fondateur de L’Heure civique, souligne que ce dispositif valorise les actions bénévoles déjà existantes.

Maintien des personnes âgées à domicile

L’Heure civique a été créé en 2021, suite à l’initiative de la Fête des voisins. Périfan rappelle l’importance de la solidarité de proximité, surtout avec l’augmentation prévue du nombre de personnes de plus de 75 ans. Selon les estimations, ce chiffre pourrait doubler dans les trente prochaines années, rendant les places en EHPAD encore plus rares.

Un engagement public et local

Le Finistère, unique département breton partenaire et l’un des trois pionniers du dispositif, l’a intégré à son plan « Bien vieillir en Finistère ». Atanase Périfan note : « Il y a des gisements de générosité dans le Finistère. L’Heure civique se développe trois fois plus vite que la Fête des voisins, car elle touche le cœur des gens. »

Saint-Renan, une terre de bénévolat

La mise en place de L’Heure civique à Saint-Renan s’appuie sur un réseau de bénévoles déjà actif. Fabienne Dussort, adjointe au maire, précise : « Nos bénévoles font déjà de l’heure civique sans le savoir. Ce dispositif valorise officiellement ces actions. » La prochaine étape consistera à recruter de nouveaux volontaires pour renforcer cette solidarité, déjà incarnée par des bénévoles comme Michel Scour, 70 ans, qui conduit régulièrement le minibus municipal pour aider ceux qui ne peuvent plus se déplacer.

Source : Le Télégramme

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