L’intelligence artificielle permet de planifier des vacances ou fournit une aide pour les devoirs, mais elle favorise également la diffusion de fausses informations, le vol de propriété intellectuelle ou une certaine paresse mentale. Comment en faire un usage responsable et raisonnable? Donnez-nous votre avis et partagez vos solutions.
Vendredi soir, votre réfrigérateur est presque vide. Il vous reste des œufs, une courgette et un demi-camembert. Vous prenez une photo et l’envoyez à votre modèle d’IA préféré, en lui demandant: «Que puis-je cuisiner avec ça en moins de 30 minutes?» Quelques secondes plus tard, vous avez votre recette.
Un outil utile, mais pas sans risques
L’intelligence artificielle est désormais omniprésente dans nos vies: elle aide à organiser des vacances, à rédiger des courriels ou à résumer des cours. Selon une enquête représentative réalisée par Comparis ce printemps, 76% des adultes en Suisse utilisent l’IA dans leur quotidien.
Aussi pratique soit-elle, l’IA peut aussi induire en erreur. À côté des réponses erronées, les contenus générés par l’IA se multiplient sur les réseaux sociaux, rendant la tâche de démêler le vrai du faux de plus en plus difficile. Et c’est compter sans les personnes qui créent des contenus délibérément malveillants, comme les deepfakes à caractère sexuel.
L’IA transforme l’école et le monde du travail
L’intelligence artificielle ne modifie pas seulement ce que nous voyons, mais aussi notre manière de travailler. Selon une étude mandatée par l’organisation faîtière Employés Suisse, environ 28% des trois millions d’emplois analysés en Suisse sont fortement concernés par l’IA. Ces postes ne disparaîtront pas forcément, mais ils vont évoluer.
L’intelligence artificielle s’invite également dans le domaine de l’éducation. Les élèves y ont recours pour leurs devoirs ou leurs travaux de fin d’études, sans que la pertinence de son usage et ses limites ne soient clairement posées. À l’heure actuelle, en matière d’IA, chaque établissement scolaire décide lui-même ce qui est enseigné et ce qui est autorisé.
Un usage raisonnable de l’IA: quelle est votre solution?
Sur le plan politique, la Confédération n’en est encore qu’au début de sa réflexion. Il n’existe pour l’instant aucune législation générale spécifique à l’IA. D’ici à la fin de l’année, l’Office fédéral de la justice doit élaborer un projet de mise en œuvre de la Convention-cadre sur l’intelligence artificielle du Conseil de l’Europe, signée par la Suisse en mars 2025.
Législation ou pas, l’intelligence artificielle continuera de façonner notre quotidien. C’est pourquoi nous souhaitons connaître votre avis: comment peut-on utiliser l’IA de manière raisonnable? Dans le module ci-dessous, partagez avec toute la Suisse vos conseils, vos idées, vos bonnes pratiques ou encore les limites que vous posez.