Amazon Leo « prêt » à concurrencer Starlink : 396 satellites en orbite

Amazon Leo, la constellation de satellites du géant du web, compte désormais 396 satellites en orbite basse. De quoi, selon Amazon, lancer un service commercial cette année et concurrencer Starlink. Le problème est qu’Elon Musk dispose de plus de 10 000 satellites et en veut toujours plus : Amazon Leo a encore beaucoup de fusées à lancer.

Dans la nuit du 1er au 2 juillet 2026, une fusée Atlas V de United Launch Alliance a déployé un nouveau lot de satellites Amazon Leo, autrefois connu sous le nom de projet Kuiper. La constellation de satellites du géant du e-commerce atteint désormais 396 satellites en orbite terrestre basse, un seuil qu’Amazon juge suffisant pour ouvrir un premier service commercial.

« Les derniers lancements ont été importants pour Amazon Leo, ils nous amènent à plus de 390 satellites déployés, assez pour asr un service continu sur les premières latitudes », a écrit Chris Weber, vice-président en charge du business et du produit chez Amazon Leo, sur le réseau social X. Il précise qu’il reste « beaucoup de travail », mais que l’entreprise est pour la première fois capable de commercialiser son service.

Amazon Leo, la seule vraie alternative à Starlink ?

Amazon Leo vise à offrir une connexion Internet mondiale, y compris dans les zones non desservies par la fibre et la 5G. Cette constellation repose sur des milliers de petits satellites en orbite basse, entre 590 et 630 kilomètres d’altitude, créant ainsi une infrastructure à faible latence.

La proximité des satellites en orbite basse réduit considérablement la latence, qui est de 20 à 40 millisecondes, contre plus de 600 millisecondes pour les satellites géostationnaires situés à 36 000 kilomètres. Cela permet des usages tels que le jeu en ligne et les appels vidéo sans interruption.

Amazon prévoit à terme de déployer 3 232 satellites pour sa première génération, tandis que Starlink, son principal concurrent, en revendique déjà plus de 10 000.

Récemment, Amazon a multiplié les annonces, incluant des accords avec Delta pour équiper 500 avions d’ici 2028, le rachat de l’opérateur satellite Globalstar, et un partenariat avec Apple pour les services satellitaires des iPhone. Ces initiatives montrent la volonté d’Amazon de se positionner fermement sur le marché.

Cependant, le défi reste de maintenir un réseau de qualité. Elon Musk, PDG de SpaceX, a exprimé des doutes sur la capacité d’Amazon Leo à rivaliser avec Starlink, mettant en avant la nécessité d’un déploiement rapide et efficace.

Le calendrier d’Amazon dépend également des capacités de lancement de ses partenaires, notamment ULA, Arianespace, SpaceX et Blue Origin. Récemment, la fusée New Glenn de Blue Origin a connu des retards suite à un incident, ce qui pourrait affecter le rythme de déploiement des satellites.

Amazon Leo est-il vraiment prêt ?

Amazon affirme qu’il est prêt à lancer un service, mais la couverture initiale se concentrera sur certaines latitudes où les infrastructures sont déjà en place, avant d’étendre le service vers l’équateur. Il est à noter que Starlink, lors de son lancement en bêta en 2020 avec près de 900 satellites, a rencontré des problèmes de connexion, soulevant des questions sur la viabilité d’Amazon Leo face à la concurrence actuelle.

En conclusion, bien qu’Amazon Leo ait fait des progrès significatifs, il lui reste encore un long chemin à parcourir pour rivaliser efficacement avec Starlink.

Source : Numerama

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *