À Roanne, Françoise Gatel, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, a annoncé la poursuite des programmes Action cœur de ville et Petites Villes de demain jusqu’à la fin du mandat municipal. Cette déclaration a eu lieu lors du congrès de la Fédération nationale des villes moyennes, qui se tient les 2 et 3 juillet 2026, dans la ville ligérienne, où les 200 congressistes attendaient des engagements clairs.
La ministre a précisé que le prolongement de ces programmes pourrait s’étendre jusqu’en 2033, en raison d’un mandat municipal exceptionnel de sept ans. Elle a insisté sur la nécessité d’une « clause de revoyure » à mi-parcours pour ajuster les actions. « Vous avez besoin de lisibilité », a-t-elle déclaré, soulignant que de telles opérations nécessitent généralement « au moins deux mandats » pour se concrétiser.
Deux priorités
Bien que la bataille budgétaire pour 2027 soit en cours, la ministre n’a pas fourni de détails sur les financements. Les deux priorités de ce nouvel « ACV 3 » seront le logement et le commerce, ce dernier étant en pleine transformation, suscitant des inquiétudes chez les élus des villes de sous-préfectures, confrontées à des fermetures d’enseignes. « Nous devons nous concentrer sur le commerce de centre-ville », a-t-elle ajouté, indiquant un retour à l’objectif initial de revitalisation du programme lancé en 2018.
Jean-François Debat, maire de Bourg-en-Bresse et président délégué de Villes de France, a également souligné que « les entrées de villes et la périphérie ne peuvent pas être l’objectif d’Action cœur de ville ». Yves Nicolin, maire de Roanne, a partagé cette vision, affirmant qu’il est crucial de viser les centres-villes et non de continuer l’étalement urbain. Il a également mentionné une réduction du taux de chômage de 12% à 7% au cours de ses mandats.
Malentendu
Françoise Gatel a qualifié les villes moyennes de « forces vives » du pays, jouant un rôle central. Elle a également tenté de clarifier ce qu’elle considère comme un « malentendu » autour d’un projet de loi sur l’État local, retiré de l’ordre du jour parlementaire après des critiques. Gatel a affirmé que l’État local ne devrait plus fonctionner « en silo ».
Jean-François Debat a également plaidé pour que les villes moyennes soient prises en compte dans le programme de renouvellement urbain « Anru 3 ». Il a critiqué les choix budgétaires récents qui ont affecté les territoires industriels, plaidant pour un changement de méthode dans le projet de loi de finances pour 2027.
Source : Localtis, Michel Tendil