Des oursons en peluche, nouveaux patients au service d'oncologie pédiatrique du CHU

Des oursons en peluche, nouveaux patients au service d’oncologie pédiatrique du CHU de Reims

L’hôpital de mon Toudou a ouvert ses portes au sein du CHU de Reims, proposant un mini-centre de soins destiné à aider les enfants malades à mieux appréhender leur pathologie grâce à des peluches.

Ces oursons en peluche, nommés Toudou, sont offerts à chaque jeune patient du service d’oncologie pédiatrique. Depuis avril 2026, un espace a été aménagé, comportant du matériel médical tel que des machines de radiothérapie et des brancards, permettant aux enfants de simuler des soins sur leurs peluches. L’objectif est de les familiariser avec les traitements qui les attendent.

Mélanie Renou, infirmière, accompagne Issac, un jeune garçon atteint de cancer. Elle explique : « Les enfants sont plus ou moins réceptifs, on s’adapte à ça. Par exemple, Issac aime beaucoup Ronaldo, on pourrait customiser sa peluche. » Ce dispositif s’intègre dans une approche plus large de soins, incluant écoute, communication, jeux et réalité virtuelle.

Les parents, comme Karine Blanchard, mère d’Issac, constatent que cette initiative renforce la confiance de l’enfant envers le personnel médical. Elle ajoute : « On peut apprendre des techniques qui vont servir à la maison. » Cela permet de mieux gérer les moments de stress liés aux soins.

Les peluches Toudou se distinguent par leur capacité à accompagner les enfants durant leur parcours médical. En salle de radiothérapie, où les parents ne peuvent pas entrer, l’ourson reste présent pour apaiser le jeune patient. Marie-Claude Santin, docteur en pharmacie et présidente fondatrice du fonds de dotation à l’hôpital de mon Toudou, souligne que cela contribue à réduire le recours aux sédations et anesthésies.

Une étude menée sur 91 enfants a démontré que ce dispositif diminue l’anxiété des jeunes malades d’au moins 10%. Actuellement, 15 hôpitaux mon Toudou existent en France, avec un 16e prévu à Lyon. À Tours, une IRM a été modélisée pour permettre aux enfants de simuler l’examen sur leur ourson. Le coût de ces mini-centres de soins est de 60 000 euros, financés principalement par des mécènes.

Source : France 3 Régions

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *