En vidéo – Prévention des abus sexuels: comment recueillir la parole d'un enfant?

En vidéo – Prévention des abus sexuels : comment recueillir la parole d’un enfant ?

L’angoisse des parents s’est intensifiée suite à l’affaire tragique du viol et du meurtre de Lyhanna, survenue le 29 mai dans le Gers, ainsi qu’aux cas d’attouchements sur deux petites filles à Yverdon, entre le 20 avril et le 29 mai dernier. Ces événements ont suscité une prise de conscience sur la nécessité de protéger les enfants et d’encourager leur expression.

Sur les réseaux sociaux, une comptine est devenue virale, montrant un papa humoriste et influenceur français enseignant à sa fille, par le biais d’une chanson, comment identifier et protéger ses parties intimes. Marco Tuberoso, psychologue et responsable clinique à l’Association Espas à Lausanne, souligne que cette initiative favorise le dialogue : « La communication, c’est de savoir que l’enfant a les mots pour en parler. »

Cependant, il met en garde les parents, rappelant qu’il est impossible de prévenir tous les abus : « On peut tout paver, mais malheureusement, on ne pourra jamais tout empêcher. » Pour recueillir la parole d’un enfant, il est conseillé de suivre plusieurs étapes : croire l’enfant, le remercier pour sa confiance, poser des questions sans que cela ressemble à un interrogatoire, et enfin, alerter les autorités compétentes.

Marco Tuberoso observe que « les enfants parlent de plus en plus, mais les adultes ont toujours de la peine à écouter ». La parole des enfants, lorsqu’elle est exprimée rapidement et crue, est un indicateur positif pour leur avenir. Les parents doivent accompagner leurs enfants sans dramatiser, car la réaction de l’adulte peut également engendrer un traumatisme.

Une étude de l’Université de Lausanne, publiée en 2023, révèle que l’agresseur est principalement un homme dans 36,5 % des cas, suivi par un homme et une femme ensemble (32,2 %) et une femme seule (23,3 %). Dans 75,3 % des cas, l’agresseur est un membre de la famille, et dans 14,1 %, il est connu de l’enfant, rendant la dénonciation encore plus délicate.

Il est essentiel de ne pas faire porter la responsabilité aux enfants, car « la loi est très claire : l’enfant n’est jamais d’accord. Point barre ! », insiste Marco Tuberoso. En période estivale, l’Association Espas met en place une permanence téléphonique pour les professionnels de l’enfance témoins d’abus sexuels. Les parents peuvent également contacter des antennes locales pour obtenir de l’aide.

Source : Association Espas, Université de Lausanne.

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *