Arrêté anti-mendicité à Besançon : validation par le tribunal administratif
Le tribunal administratif de Besançon a validé ce jeudi, en référé, un arrêté du maire (LR) Ludovic Fagaut interdisant l’occupation prolongée de l’espace public. Cette décision fait suite à des préoccupations concernant des troubles à l’ordre public liés à la présence de mendiants, rapportent plusieurs médias locaux.
Le maire a justifié cette me en citant des incidents documentés par des mains courantes et des interventions policières. La juge des référés a noté que l’arrêté était « proportionné, limité dans le temps et circonscrit à certains secteurs ». Ainsi, l’interdiction s’applique du 1er juin au 15 octobre dans le centre-ville et sur une zone commerciale de Besançon. Le tribunal a également rejeté les recours déposés par des élus d’opposition de gauche, ainsi que par la Fédération des acteurs de la solidarité, qui considéraient que l’arrêté portait atteinte à la liberté de circulation et à la dignité des personnes précaires.
Contexte de l’arrêté
Ce texte a été mis en place alors que la ville a récemment changé de majorité, Ludovic Fagaut ayant été élu en mars 2026, mettant fin à un règne de la gauche qui a duré plus d’un siècle. L’arrêté pourra rester en vigueur jusqu’à ce que le tribunal administratif se prononce sur sa légalité lors d’une audience sur le fond, prévue après le 15 octobre.
Réactions à l’arrêté
L’avocate de la mairie a défendu l’arrêté en évoquant la nécessité de gérer des « violences et des rixes » impliquant des sans-abri, ainsi que des passants souvent importunés ou insultés. En revanche, des membres de l’opposition, tels que le conseiller municipal écologiste Anthony Poulin, ont qualifié l’arrêté de « honteux », affirmant qu’il ciblait des personnes vulnérables et ne contribuait pas à résoudre la pauvreté.
Données et statistiques
Actuellement, aucune statistique officielle récente sur la mendicité ou la précarité à Besançon n’est disponible. Toutefois, des données nationales sur la pauvreté en France montrent que 14,8% de la population vit sous le seuil de pauvreté, selon l’INSEE.
Cette situation à Besançon soulève des questions sur la gestion de la pauvreté et des politiques publiques en matière d’aide sociale.
Source : L’Est Républicain, Le Progrès
